“Témoignages” invite ses lecteurs qui ont connu Raymond Vergès de près ou de loin, ceux qui ont entendu des parents ou des amis parler de sa vie et de son œuvre, à faire part de leurs témoignages, commentaires et impressions.
Participons ensemble à cet hommage. Et tirons des enseignements de cette vie hors du commun pour mener les luttes d’aujourd’hui et de demain.
Le 21 octobre 1945, les Réunionnais décident d'élire Raymond Vergès et Léon de Lépervanche comme députés. Les candidats du CRADS vont pouvoir mettre en œuvre à Paris la mission pour laquelle ils ont été choisis : abolir le statut colonial à La Réunion. Cette élection survient au bout de plus de 10 ans de mobilisation pour cet objectif. Une fois à Paris, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche ont tout mis en œuvre pour sauver leur peuple de la misère, ils réussirent alors à (...)
Si "Témoignages" consacre aujourd'hui deux pages au 66ème anniversaire de l'élection de Raymond Vergès et Léon de Lépervanche comme députés de La Réunion, c'est au moins pour trois raisons. La première, c'est pour faire connaître cet événement à nos compatriotes et pour que celui-ci reste constamment présent dans notre mémoire historique en tant que Réunionnais. En effet, il est très important pour notre peuple de savoir "ousa nou sorte" pour mieux apprendre à (...)
C'est le vendredi 5 mai 1944 que "Témoignages" a été fondé par le Docteur Raymond Vergès, aidé d'un petit groupe de militants. Le choix de son titre et de son sous-titre : “Organe de défense des sans défense” montrait la volonté de prendre en compte la réalité coloniale de l'époque afin de la combattre inlassablement et défendre ainsi les couches les plus pauvres. Et dans un même temps, offrir aux Réunionnais les raisons de se rassembler sur des causes justes, (...)
2011 a été déclarée “l'année des Outre-mers”. Un regard sur le passé et l'on se souviendrait que le dernier « grand » moment historique des Outre-mers dans leur ensemble date de 1946. Plus précisément, de la loi du 19 mars 1946, qui, par ses trois articles, mettait fin au statut colonial en Martinique, Guyane, Guadeloupe et à La Réunion, appelées à l'époque les « quatre vieilles ». Alors que les mouvements indépendantistes s'organisaient dans le reste des (...)
Aujourd'hui, les peuples de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de La Réunion célèbrent la date anniversaire la plus importante de leur Histoire après celle de l'abolition de l'esclavage dans leur pays (chez nous, le 20 décembre 1848), à savoir : celle du vote de la loi du 19 mars 1946, proposée par les députés communistes réunionnais Raymond Vergès et Léon de Lépervanche, avec leurs collègues antillais Aimé Césaire et Léopold Bissol. Une loi qui a aboli officiellement (...)
• Comment expliquez-vous, demandons-nous au Dr Vergès, que les principes démocratiques soient à ce point méconnus à La Réunion, théoriquement département français ? — C'est que là-bas règne encore dans toute son horreur le vieux système colonialiste. Le gouverneur et l'administration ont de tout temps été les instruments de la domination des gros industriels et planteurs. Jusqu'à la guerre, les municipalités, les conseillers généraux, les députés étaient (...)
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, la République lance le renouvellement de la totalité de sa classe politique. Trois élections et un référendum sont prévus en 1945. Le premier rendez-vous est fixé à La Réunion au 27 mai pour les élections municipales. C'est la première fois que le suffrage universel pourra s'exprimer dans notre île, car depuis 1944, les femmes ont le droit de voter. Ce sera également la première fois où l'administration devra veiller au respect du (...)
Ce 21 octobre 2010 marquait le 65ème anniversaire de l'élection comme députés du Docteur Raymond Vergès, fondateur de "Témoignages", et de Léon de Lépervanche. Tous deux élus sur la base de la volonté de la population d'en finir avec le statut colonial, ils réussirent à obtenir l'adhésion de l'unanimité des députés sur cette question moins de 5 mois plus tard. Le 19 mars 1946, le statut colonial était aboli à La Réunion, commença alors le début de la lutte pour (...)
Le 3 juillet 1957, il y a 52 ans, des milliers de Réunionnais se sont rendus à Saint-Denis, malgré toutes les difficultés de transport à l'époque. Tous voulaient rendre un dernier hommage au Docteur Raymond Vergès, décédé la veille à Saint-André. À cette époque, "Témoignages" ne paraissait pas encore tous les jours, et c'est dans le journal du 6 juillet que tous les Réunionnais ont pu lire le compte-rendu d'un événement qui a ébranlé tout le pays. Fondateur de (...)
Le journal Témoignages du jour, contenant un dossier spécial sur Léon de Lépervanche, était offert aux visiteurs. (photos Toniox) « On a organisé le silence sur l'Histoire, les Réunionnais n'ont toujours pas conscience de l'importance de la date du 19 mars, une date historique qui bénéficie à l'ensemble des Réunionnais. Tout ce qui protège les plus pauvres découle des luttes menées dans les années 30 et de la loi votée en 1946. Nous sommes les héritiers (...)
Ce qui caractérise une société coloniale, c'est que le maître fait tout pour que le colonisé n'ait aucune Histoire. Comme cela, arrivé à l'âge adulte, le colonisé ne sait plus où aller. Paul Vergès revient sur le contexte de l'époque de Léon de Lépervanche : « 250.000 habitants à La Réunion, dont 6.000 au Port. La misère était généralisée, les cases étaient en paille ou en goni, pas de médecine. Comment faire pour sortir de cette misère ? Comment Léon de (...)
« Il est incontestable que Léon de Lépervanche est un Réunionnais. Ses ancêtres viennent du Canada. Cela interpelle sur la manière dont notre peuple s'est constitué, et sur la façon dont notre peuple a fait des hommes remarquables. Cela montre que quels que soient nos ancêtres, nous formons le peuple réunionnais. Quand nous avons des difficultés, nous ne devons pas avoir le réflexe facile de s'en prendre à ceux qui viennent d'arriver. Léon de Lépervanche a vécu dans des (...)
Le 25 février 1947, les députés Léon de Lépervanche et Raymond Vergès ainsi que leurs collègues de l'Outre-mer écrivent au Président du Conseil des ministres pour l'alerter sur la non-application de la loi du 19 mars 1946. Cette loi abolissait le statut colonial de La Réunion. Et elle prévoyait l'application à La Réunion dès le 1er janvier 1947 des lois sociales notamment. Force est de constater que pour maintenir le statut colonial en toute illégalité, le gouvernement (...)
Une série d'élections Les Municipales prévues pour le début du mois de mai seront repoussées au 27 mai à La Réunion à la suite du passage sur l'île, les 6 et 7 avril, d'un cyclone. Des Cantonales se dérouleront le 7 octobre, et le 21 octobre, ont lieu, à la fois, un référendum et l'élection de députés à une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Au référendum, l'électorat est appelé à se prononcer sur deux questions : « 1) Voulez-vous que (...)
Hier, nous avons évoqué un fait important apparu durant la visite du secrétaire d'État à l'Outre-mer : le dynamisme de la créativité réunionnaise. Une autre réalité s'est exprimée à cette occasion : le renforcement de l'unité réunionnaise autour de projets porteurs de solutions à nos grands défis. Que ce soit les grands travaux structurants (le “socle du développement”), ou les divers moyens opérationnels mis en place (de l'Agenda 21 au Plan (...)
En 2007, l'association "Mémoires vives" achève la production d'un film documentaire consacré à Paul Vergès, intitulé... "Paul Vergès". Le document est charpenté autour d'un entretien filmé accordé en 2002. Paul Vergès s'y exprime très librement sur les thèmes proposés par les concepteurs. Le document final (DVD) comporte 3 parties, pour une durée totale de 2 heures. Le nom du père : (évocation de Raymond Vergès par son fils Paul) L'engagement : (les étapes (...)
A l'occasion du 50ème anniversaire de la disparition de Raymond Vergès, l'association Mémoires Vives a diffusé en avant-première, jeudi soir, au CRR (Conservatoire à Rayonnement Régional), un documentaire intitulé “Le nom du père” dans lequel Paul Vergès retrace le parcours de son père. Il s'agit de la première partie d'un triptyque consacré à Paul Vergès. Avec 8 heures d'entretien, il y avait matière à réaliser un film d'une demi-heure sur la (...)
J'ai beaucoup apprécié la série d'articles d'Eugène Rousse publiée dans “Témoignages”, en hommage au Dr Vergès, à l'occasion du 50e anniversaire de sa disparition. Raymond Vergès, ce grand homme qui a mis ses compétences au service des autres, qui a marqué l'histoire de la Réunion et laissé son empreinte à Saint-André, ville où il fut Maire de 1946 à 1957. C'est aussi avec plaisir que ce vendredi 20 juillet, j'ai pris connaissance de (...)
La carte d'identité de Marie-Perrine Aquiliméba, sœur de la grand-mère de Guy, signée par le docteur Vergès alors qu'il était Maire de Saint-André. La détresse de cette citoyenne a été prise en compte par le maire : à la place du paiement du timbre fiscal, il y a cette expression : « indigente ». Raymond Vergès était attentif aux problèmes quotidiens - souvent pressants - auxquels les masses populaires de l'époque étaient confrontées. Il se passait, ce jour là, (...)
Peu de temps avant sa mort, le docteur Raymond Vergès reçoit à la mairie de Saint-André des femmes de sa commune qui lui remettent une gerbe de fleurs. La rumeur courait depuis quelques mois que le maire de Saint-André était malade. Effectivement, il se présentait de plus en plus rarement à la mairie. Mais grâce à son fidèle secrétaire général de mairie, Bruny Payet, qu'il avait recruté le 1er janvier 1953 et qui lui rendait régulièrement visite, il était tenu informé des affaires (...)
L’Az Do Fèr La Réunion : avec l’AJFER, le journal des jeunes Réunionnais dans Témoignages.
Alon filozofé
La politique, c’est pour qui et pour quoi ?
Point de vue
Une autre politique de l’art pour éviter un débat stagnant autour du financement (suite)
C’en est trope
Un nouvel eugénisme
Chronique de Raymond Mollard
Ubu roi, rue de Grenelle
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