APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Groupe des Réfugiés des Chagos
24 mars 2007

Olivier Bancoult, Président du Groupe des Réfugiés des Chagos, est à La Réunion pour quelques heures encore. Il est venu rencontrer Paul Vergès, Député au Parlement européen, et l’informer des derniers éléments disponibles après le jugement d’appel de février, dont la décision est en délibéré à la Cour de Londres.
Le Président du Groupe des Réfugiés des Chagos (GRC), de retour dans l’Océan Indien après le procès en appel de Londres, en février dernier, est de passage dans notre île, où il doit rencontrer Paul Vergès, Député de La Réunion au Parlement européen, dont le soutien à la cause des Chagossiens s’est affirmé très tôt et ne s’est jamais démenti. « Il est très important pour nous de tenir M. Vergès au courant. Nous comptons beaucoup sur lui pour alerter l’opinion internationale », a déclaré Olivier Bancoult à “Témoignages”, hier matin.
L’écho international donné à la lutte des Chagossiens depuis qu’ils ont porté leur demande de droit au retour devant la Cour de Londres a fait franchir un pas décisif aux quelques milliers de réfugiés éparpillés, pour l’essentiel, entre l’Ile Maurice, les Seychelles et la Grande-Bretagne, depuis les années 1968-1973.
En mai 2006, la justice britannique a déclaré « illégale » l’expulsion des îlois par le gouvernement britannique. Ce dernier a fait appel, et le jugement d’appel a eu lieu en février 2007, comme prévu.
« Le gouvernement britannique a plaidé la prérogative royale. Nos défenseurs, s’appuyant sur le jugement du 11 mai 2006, ont réaffirmé les Droits de l’Homme, confortés par le droit européen », a résumé Olivier Bancoult. L’affaire est en délibéré, sans date plus précise qu’un probable prononcé du jugement « le mois prochain », selon le leader des Réfugiés en lutte.
Le dénouement de l’affaire devant la Cour de Londres, quelle qu’en soit l’issue, permettra à la Cour européenne des Droits de l’Homme, déjà saisie par les Réfugiés des Chagos, de se prononcer à son tour. Olivier Bancoult a fait état hier d’un courrier de la Cour européenne à l’Organisation qu’il préside, l’informant que « le jugement de 2006 a été pris en considération ». « L’important pour nous est que cette affaire n’a pas été rejetée, qu’elle a bien été examinée, ce qui signifie que le BIOT relève bien de la juridiction européenne », a poursuivi le Président du GRC.
Une rencontre avec les parlementaires européens est par ailleurs en cours de préparation pour ce premier semestre 2007.
P. David
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