Madagascar

Rencontre entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana au Mozambique

Madagascar

Témoignages.re / 6 août 2009

Les quatre derniers plus hauts dirigeants malgaches sont actuellement à Maputo pour discuter d’une issue possible à la crise : Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de Transition, Marc Ravalomanana, président de la République qui avait transmis ses pouvoirs à l’Armée, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, anciens chefs de l’État.

L’ancien président de Madagascar, Marc Ravalomanana, et le chef de l’Autorité de Transition, Andry Rajoelina, devaient se rencontrer hier mercredi dans la capitale du Mozambique, Maputo, pour tenter de trouver une solution à la crise politique dans la grande île de l’océan Indien.
L’arrivée d’Andry Rajoelina à la tête d’une Autorité de Transition en mars dernier à Madagascar n’a pas été considérée comme un changement issu du processus électoral par plusieurs organisations dont le COMESA et la SADC. Marc Ravalomanana, alors président, avait dû quitter le pouvoir et s’exiler en Afrique du Sud.
L’ancien président mozambicain Joaquim Chissano a été désigné comme médiateur par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), après l’échec des premières discussions, à la mi-juin.
Tomaz Salomao, le directeur de la SADC, a assuré mardi que cette rencontre entre les deux responsables pouvait conduire à une reprise des négociations.
Andry Rajoelina, arrivé le premier à Maputo, avait entamé mardi soir des entretiens avec la médiation de la SADC.
Il a été rejoint quelques heures plus tard par Marc Ravalomanana, venu de son exil d’Afrique du Sud, par l’ancien président Didier Ratsiraka, en exil en France, et par Albert Zafy, ancien président de la République malgache.
Les quatre dirigeants ont ensuite rencontré hier matin les négociateurs de l’Union Africaine (UA), de la SADC, des Nations Unies (ONU) et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Dans l’Histoire de Madagascar et de notre région, c’est sans doute la première fois que quatre responsables exerçant ou ayant exercé des fonctions de chef d’État se retrouvent autour d’une même table, qui plus est en compagnie de représentants d’une organisation régionale qui vise à se transformer en union douanière (la SADC), et de diplomates de l’ONU.
Cela donne une idée de l’importance de cette séance de négociation, six mois après la dramatique fusillade devant le palais présidentiel et cinq mois après le changement de régime.


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