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9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Agriculture
Après le succès de la 4ème édition du marché aux fruits
12 janvier 2004

Dans son édition de samedi dernier, "Témoignages" a présenté le marché des producteurs de fruits qui s’est déroulé hier, pour sa 4ème édition, sur le parking du Théâtre de Saint-Gilles, avec le soutien de la Chambre d’agriculture. Comme les trois précédentes éditions, celle-ci a remporté un vif succès, aussi bien auprès des producteurs qui ont pu écouler leurs marchandises qu’auprès des consommateurs.
Lors de ces opérations, qui sont appelées à se renouveler, la Chambre d’agriculture se réserve le choix des produits qui vont être concernés par le marché des producteurs, attendu que ceux-ci doivent rencontrer des difficultés d’écoulement sur les marchés traditionnels.
Comme d’habitude, la Chambre tiendra compte de la conjoncture économique caractérisant la filière et pourra éventuellement décider de la présence sur les étales de certaines variétés plus rares, à faire découvrir ou redécouvrir au consommateur.
Outre l’originalité de ce marché des producteurs, basé sur le déstockage, la Chambre d’agriculture souhaite la mise en place d’une charte. « Au sein de la Cellule Mise en marché, on travaille sur la mise en place d’un organisme certificateur, l’"Octroi", dont le but est de professionnaliser les agriculteurs pour vendre à l’exportation des fruits de qualité, tels que l’ananas ou encore la vanille », confie Alain Cataye, président du SUAD à la Chambre.
« Pourquoi ne pas envisager la transformation dans le but de garder la valeur ajoutée de la production ? », s’interroge le président du SUAD. « On ne crache pas sur les services déjà existants, comme les bazardiers, mais l’on envisage l’ouverture de boutiques spécialisées, pour être plus à l’écoute du consommateur, de ses exigences, de son besoin de sécurité. Ainsi la Chambre d’agriculture déploie pour ce faire des activités parallèles, permettant aussi de sensibiliser l’agriculteur à ces préoccupations ».
Selon Alain Cataye, la grande difficulté de l’exportation réside avant tout dans la prise en compte de celle-ci comme d’un métier à part entière. Exporter, cela s’apprend. « Depuis des années, on a montré qu’on sait produire, mais on ne s’est pas soucié de l’exportation, les bazardiers étaient là pour écouler. Aujourd’hui, la surproduction oblige à un travail en commun ».
Pour ce faire, il faut que chacun des acteurs impliqués puisse y trouver son compte, ce qui n’est pas le cas actuellement des transporteurs aériens qui estiment, selon Alain Cataye, que la production manque de volumes réguliers, indispensables pour la rentabilité.
« On cherche des personnes spécialisées dans l’export, c’est un métier d’avenir pour les agriculteurs, mais ils ne sont pas encore prêts », constate le président Cataye, ancien producteur. « Ainsi, la Chambre d’Agriculture a créé une Commission Exportation, constituée de transporteurs, de producteurs, de collectivités, avec un syndicat Qualité Fruit, et ce dans l’objectif d’un travail de planification ».
En outre, pour favoriser les exportations de nos produits péi, Alain Cataye souligne l’importance du travail de communication qui doit être fait en direction de la France, afin que les consommateurs repèrent les saisons et attendent les fruits qui y correspondent. Étendre la distribution par secteurs serait porteur pour le marché réunionnais, sans se limiter au marché parisien de Rungis.
Casser cette image de produits réunionnais comme étant des produits chers, refaire découvrir des produits qui ne sont plus ou moins consommés tels que le tangor, la pitahaya (voir encadré), accentuer l’échange entre producteurs et consommateurs, voilà des objectifs concrets, axes de travail en faveur de la valorisation de notre production locale qui détient de nombreuses richesses.
| Kosa la pitahaya ? |
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| C’est grâce aux recherches du CIRAD-FLHOR que l’on maîtrise mieux aujourd’hui la pollinisation de la pitahaya. Une pollinisation complexe qui laissait perplexes les anciennes générations.
Cette superbe plante grimpante de la famille des cactus n’offre pas à La Réunion son fruit de façon régulière si l’être humain ne lui donne pas un coup de pouce. Perle des pâtissiers, qui l’utilise comme décoration, tant sa chair offre une couleur des plus chatoyante, elle fait aussi le bonheur des glaciers qui agrément les parfums de la saveur de la pitahaya. En salade de fruits, sucrée ou nature, chacun trouvera son bonheur dans ce joyau de la nature. |
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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