Lutte contre le chikungunya

Rentrée scolaire reportée

27 janvier 2006

Les 225.000 élèves et 15.000 enseignants de l’île ne reprendront pas le chemin de l’école comme prévu le lundi 30 janvier. L’ensemble des établissements scolaires restera fermé pour permettre une démoustication générale. La rentrée aura lieu le lundi 6 février.

Dans le cadre du renforcement du plan de lutte contre l’Aedes albopictus, le moustique vecteur du chikungunya, le Rectorat prend en charge la démoustication de tous collèges et lycées de l’île. 123 agents chargés de l’hygiène et de la sécurité dans les établissements sont mobilisés pour la lutte vectorielle. Formés en novembre et décembre par la DRASS (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales), ils traitent depuis lundi les 112 lycées et collèges de l’Académie implantés sur 600 hectares dont 300 représentent des espaces verts.
Le nettoyage ne sera pas terminé pour le 30 janvier, date officielle de la reprise des cours. Le Rectorat a donc pris la décision de reporter la rentrée au 6 février. Suivant le même principe de précaution et de sécurité vis-à-vis de la santé des élèves, les municipalités ont également décidé de repousser la rentrée dans les écoles primaires afin de peaufiner la démoustication.
Dès la reprise des cours, des campagnes de prévention seront mises en œuvre dans les 10.000 classes de l’île. Elles seront prises en charge par le professeur principal ou le professeur de Sciences et vie de la Terre. Des plaquettes d’information seront distribuées aux élèves afin d’expliquer le mode de contamination de la maladie, les protections individuelles, la destruction des gîtes larvaires.

Emmeline Chatain


La CGTR : Protéger les travailleurs du chikungunya

Dans un communiqué diffusé hier sous la signature de Jean-Marc Gamarus, la CGTR réagit face à l’impact du chikungunya sur les travailleurs :
"Face au chikungunya qui continue de frapper douloureusement la population de notre île, le monde du travail n’est pas épargné et paie un lourd tribut avec des conséquences humaines et économiques dramatiques pour les familles : arrêt de travail pour maladie ; perte de salaire ; difficultés financières ; impuissance face à l’adversité ; détresse morale...
Cette situation intolérable ne peut laisser la CGTR sans réaction.
La CGTR dénonce la négligence coupable des services de l’État qui ont sous-estimé au départ ce fléau qui échappe actuellement à tout contrôle.
En conséquence, la CGTR demande :

- l’intervention systématique de la médecine du travail en direction des salariés des entreprises ;

- la mise en place d’un plan de prévention pour l’ensemble des salariés, plus particulièrement ceux les plus fortement exposés ;

- le paiement intégral des pertes des salaires liées à cette épidémie."


SGPEN-CGTR et UNATOS-FSU

"Traiter à fond nos structures scolaires"

Dans un communiqué commun diffusé hier, le SGPEN-CGTR et l’UNATOS-FSU "prennent acte de la décision prise par le recteur d’académie en collaboration étroite avec le préfet de La Réunion de repousser d’une semaine la rentrée scolaire". Pour les 2 syndicats, ce report est le résultat du manque d’anticipation des services de l’État. Ils rappellent qu’ils ont plusieurs fois "tiré la sonnette d’alarme en demandant au préfet et au Rectorat d’agir au plus vite pour assainir nos établissements, afin de préserver au mieux la sécurité sanitaire de nos élèves", et estiment que le plan sanitaire d’éradication du virus, "à moins de 5 jours de la rentrée", n’est pas à la hauteur de l’enjeu.
Les 2 syndicats demandent que la semaine de fermeture soit l’occasion de "traiter à fond, convenablement et efficacement nos structures scolaires notamment en faisant appel à des équipes spécialisées dans la lutte anti-vectorielle". "L’heure n’est plus à l’amateurisme et au bricolage, la sécurité sanitaire de nos élèves en dépend", conclut le communiqué.

Chikungunya

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