Heureusement, tous les cerveaux ne sont pas lobotomisés par les “boîtes de com” de l’Empire !
Liêm Hoang-Ngoc et Bruno Tinel, économistes, maîtres de conférence à la Sorbonne, écrivaient : « Comme en 1995, une armada “d’experts” sociaux libéraux (de Droite et de “gôche”) se répand à nouveau dans la presse pour convertir les salariés à un masochisme social, consistant à accepter encore et toujours la réduction de leur part d’un gâteau qu’ils ont produit. Les salariés seraient ainsi condamnés à travailler toujours plus longtemps pour toucher une retraite réduite ».
En fait, où est le problème ?
Oui ! Il faudra, au-delà de toute propagande, consacrer 4 à 5 points supplémentaires de la richesse nationale pour financer les retraites d’ici à 2040…
Alors, qui doit payer ?
René Passet, professeur d’Économie et chercheur à La Sorbonne, ouvre une réflexion d’un autre niveau qui induit une solution plus équitable : « Mais si c’est sur le produit national que repose en dernier ressort la charge des retraites, si ce produit national est le fait non point de travailleurs aux mains nues, mais de systèmes intégrés, hommes/machines immergés dans une société, il n’y a aucune raison de faire supporter le financement des retraites aux seuls salariés (…) Au nom de quoi voudrait-on qu’un phénomène démographique concernant l’ensemble de la société repose sur une seule catégorie sociale ?
D’autant que celle-ci, dont la rémunération dans la valeur ajoutée nationale a régressé de dix points dans les années 1980, a “déjà donné” si j’ose dire ». (René Passet “Réforme des retraites : sauvetage ou racket” (21 mai 2003 voir net)
Quels médias, quelle chaîne de télé, quelle radio nous ont-ils éclairés sur cette dimension du problème ?
En fait, il ne s’agit pas tant de rechercher des sources nouvelles de financement, mais de mieux partager la richesse entre les revenus du travail au sens large et les revenus du capital… Capital prélevé sur le travail qui, depuis la libération financière et monétaire (en 1971), va de moins en moins aux investissements productifs…
De moins en moins à la création d’emplois, à l’ajustement des salaires sur le coût de la vie…
De moins en moins aux organismes sociaux et aux services publics…
Ces capitaux disparaissent dans les stock-options et les parachutes dorés de quelques VIP… et pour la plus grosse part dans la bulle financière, pour éclater à chaque crise comme les bulles de savon de notre enfance…
Et qui paye l’addition ?
A méditer …
Didier Le Strat























