APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Logement - conférence de presse de la CAPEB
23 août 2008

Les artisans réunionnais sont à l’agonie. Réunis par la CAPEB, les acteurs du logement social diffus demandent la révision des prix, en phase avec l’augmentation des matériaux, et de l’essence, pour pouvoir s’en sortir. Mais tout reste encore à définir.
C’est une réunion qui porte ses fruits. Au moins, cela aura le mérite de faire prendre conscience aux financeurs de faire des maisons individuelles pour les familles en difficulté sociale désireuses d’accéder à la propriété, ou souhaitant sortir de l’insalubrité. La Ligne Budgétaire Unique (LBU) a jusqu’à ce jour omis de définir une clause de révision des prix. Aujourd’hui, tout augmente. Et les prix pour la construction sont en deçà des coûts. Les artisans, et notamment la CAPEB, tirent la sonnette d’alarme. Il faut en gros deux ans pour le montage du dossier de financement. Et deux ans plus tard, les prix des matériaux, de l’essence et même les salaires ont été revus à la hausse, alors que la prestation de l’artisan est fixée au niveau le plus bas. Les artisans déplorent un problème d’ingénierie financière. Selon eux, il faut revoir les délais de montage financier, et les paramètres d’accessibilité. Mais surtout, il importe aux artisans de pouvoir réviser les prix de la construction, en fonction de la réalité du marché. La pérennité de leur entreprise en dépend.
Quelques pistes !
La première réunion organisée par la CAPEB a permis de mettre en exergue des pistes de réflexion, et laisse envisager des solutions. L’Etat, par la voix de la DDE, serait prêt à inclure une clause de révision des prix dans la LBU. Pour autant, cette révision est à la charge des artisans, qui envisagent de créer une caisse de compensation, permettant d’aider les artisans. En clair, l’Etat dit oui, mais ce sont les artisans qui devront mettre la main à la poche pour financer cette caisse. Construire des logements sociaux relève donc du défi. Il faut répondre aux normes en vigueur, avec des coûts impossibles. L’artisan ne s’en sort pas, jusqu’à ne plus pouvoir s’acquitter des cotisations sociales. Peut-être que la solution réside dans l’augmentation de la LBU, sinon il faudra faire moins de logements sociaux individuels avec la LBU actuelle. Au vu de la pénurie de logements sociaux, le deuxième cas de figure semble tout simplement irresponsable. L’Etat fait la sourde oreille quand il s’agit d’augmenter la Ligne Budgétaire Unique. Autre point essentiel, développé par Raymond Lauret, seul élu à être présent à cette réunion de la CAPEB, il faudrait aussi que les artisans soient plus familiarisés avec les rouages administratifs. D’autres réunions seront nécessaires pour trouver une solution définitive. Les artisans s’impatientent !
Bbj
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