Au lendemain du hold-up dont il est victime ainsi que ses concitoyens, Roland Jamin est confronté au problème que lui pose son avenir. Il lui est impossible de garder la maison du centre-ville de La Possession dont il ne peut plus payer le loyer. Il doit également abandonner toute idée de retour à La Ravine à Malheur où ses proches ne paraissent pas vouloir faire l'effort de lui accorder une hospitalité même provisoire. Il accepte donc la proposition du maire du Port, Léon de (...)
Après les scrutins du 15 septembre et du 17 novembre marqués par d'incroyables scènes de gangstérisme portées à la connaissance de l'opinion tant en France hexagonale qu'à La Réunion, on pensait que le préfet ne prendrait pas une nouvelle fois la lourde responsabilité d'étrangler le suffrage universel. Force est de constater que le scrutin du 8 décembre à La Possession n'a été qu'une odieuse mascarade. Des signes précurseurs de la fraude 1) Des CRS au (...)
Chassé de sa mairie où la quasi-totalité de ses revenus avait été consacrée à soulager les misères de ses administrés, victime de son excès de confiance dans les co-gestionnaires de ses biens personnels, Roland Jamin ne devait pas tarder à se voir dépouillé de son patrimoine vendu aux enchères ; à un prix dérisoire, selon les témoins de l'événement. Après l'installation de la délégation spéciale, en présence de l'inspecteur des Renseignements généraux Pierre Lacoste - qui (...)
C'est précisément pour lui permettre de truquer plus facilement l'élection du 17 novembre 1957 que Jean Perreau-Pradier s'attaque à la municipalité de La Possession, dirigée depuis décembre 1945 par le communiste Roland Jamin. Le maire de La Possession lui paraît vulnérable en raison d'un sérieux contentieux qui l'oppose à la Caisse générale de sécurité sociale de La Réunion, ainsi qu'à l'un de ses associés dans une petite entreprise qu'il a (...)
Depuis son arrivée dans l'île le 13 juin 1956, le préfet Jean Perreau-Pradier ne cache pas son irritation de devoir dialoguer avec des élus communistes. Aussi s'empresse-t-il d'élaborer un plan visant à éliminer ces derniers de la scène politique. Afin d'atteindre son but, Jean Perreau-Pradier fera preuve d'un cynisme à peine imaginable aujourd'hui et aura recours à l'arbitraire absolu. Dès le décès le 2 juillet 1957 du maire communiste de (...)
Un des dossiers sur lequel Roland Jamin et ses camarades du groupe communiste et progressiste ont eu à se pencher est relatif à l'exil de quelque 136 familles réunionnaises à la Sakay. La Sakay est le nom d'une rivière située à l'Ouest de Tananarive. C'est là, à 170 kilomètres de la capitale malgache et à 960 mètres d'altitude, que le Bureau d'études pour le développement de la production agricole dans les territoires d'Outre-mer (BDPA) obtient, au (...)
S'il est un autre dossier qui a suscité l'indignation de Roland Jamin, c'est bien celui du "scandale de l'AMG". Au milieu des années 1950 éclate à La Réunion "le scandale de l'AMG". À vrai dire, le pillage des fonds de l'AMG commence dès l'extension à La Réunion de la loi instituant la sécurité sociale en France (novembre 1945). Mais ce n'est qu'en 1956 que ce pillage est porté très officiellement à la connaissance de l'opinion. (...)
Lors de sa session du 17 juin 1958, le Conseil général doit donner son avis sur le mode de financement de la route dite “en corniche”, implantée au pied d'une falaise pourrie et dont la première pierre a été posée le 7 avril 1956 par le préfet Pierre Philip. Le préfet Jean Perreau-Pradier saisit l'occasion qui s'offre à lui pour souligner que "l'ouvrage sera peu vulnérable aux cyclones et au raz de marée". Il abonde ainsi dans le même sens que son (...)
Le 21 avril 1954, s'ouvre au Palais Rontaunay à Saint-Denis, siège du Conseil général, un nouveau "débat" sur les différentes étapes de la suppression du chemin de fer ; un chemin de fer inauguré avec un faste extraordinaire le 11 février 1882. Il s'agit en fait d'un débat truqué. Le président [du Conseil général de l'époque - NDLR] Roger Payet se contente de donner lecture des décisions prises par le préfet Pierre Philip. Décisions relatives aux différentes étapes (...)
Les "débats" des conseillers généraux relatifs à la fermeture du chemin de fer et à la construction de la route littorale ont eu lieu au Palais Rontaunay en décembre 1953, avril 1954 et juin 1958. À vrai dire, ce dossier avait déjà fait l'objet d'un examen par la majorité communiste et progressiste du Conseil général en 1946 et 1947. L'Assemblée départementale s'était alors prononcée pour le maintien en fonctionnement du chemin de fer, en dépit de l'avis (...)
Outre son mandat de maire, Roland Jamin détient aussi celui de conseiller général de La Possession. Il exercera ce dernier mandat du 2 octobre 1949 au 4 juin 1961 en faisant partie du groupe communiste. Lorsqu'il effectue son entrée au Palais Rontaunay (siège du Conseil général à cette époque), Roland Jamin est avec l'avocate Claudine Saramito, élue communiste de Saint-Paul, un des benjamins de l'Assemblée départementale. La gauche, largement majoritaire depuis les (...)
Lorsque Roland Jamin succède à Georges Ratinaud, il se rend parfaitement compte de l'ampleur de la tâche qui l'attend. La commune de La Possession, peuplée alors de 5.845 habitants, souffre d'un dramatique sous-équipement dans tous les domaines. Le jeune maire s'emploiera à y remédier, malgré les moyens plus que modestes dont il dispose. La priorité à l'éducation Comme dans la plupart des communes de l'île, l'enseignement est dispensé à La (...)
À l'exception d'une fraction assez importante de la population des communes du Port et de La Possession, rares sont les Réunionnais qui se souviennent de Roland Jamin. Le temps, le temps inexorable, semble avoir effacé des mémoires le souvenir d'un homme qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, s'est résolument engagé aux côtés de ceux qui se sont mobilisés pour construire à La Réunion une société plus égalitaire et plus fraternelle. À six mois du 35ème (...)
L’Az Do Fèr La Réunion : avec l’AJFER, le journal des jeunes Réunionnais dans Témoignages.
Alon filozofé
La politique, c’est pour qui et pour quoi ?
Point de vue
Une autre politique de l’art pour éviter un débat stagnant autour du financement (suite)
C’en est trope
Un nouvel eugénisme
Chronique de Raymond Mollard
Ubu roi, rue de Grenelle
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