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Contribuer à libérer les consciences
25 juin 2009, par

La Route des Tamarins est ouverte depuis mardi. Depuis mardi, sur tous les médias, le succès de cette infrastructure est salué de manière unanime. C’est comme si une parole réunionnaise était en train de se libérer, la parole de la responsabilité. Car au-delà d’un sentiment de fierté, la population se rend compte que lorsqu’elle se fixe un objectif, elle est capable de surmonter les obstacles qui peuvent survenir sur sa route.
La Route des Tamarins est en service depuis bientôt 48 heures. Et elle commence à produire des effets qui dépassent les fonctions d’une route.
La Route des Tamarins, c’est en effet la prise de conscience pour les Réunionnais qu’ils sont capables de mener à bien un projet audacieux qu’ils ont décidé de lancer eux-mêmes. Et depuis mardi, il est une parole qui commence à se libérer, c’est celle de la responsabilité. La Route des Tamarins illustre en effet la capacité des Réunionnais à être capables de changer eux-mêmes leur situation pour l’améliorer.
Comme l’a rappelé Philippe Berne mardi, pour mener à bien ce chantier, des Réunionnais ont d’abord dû emporter l’adhésion sur le choix du tracé. Alors que les services de l’État souhaitaient mettre en quatre voies la route des bas, les élus de la Région ont lutté pour la proposition de la route à mi-pente. C’est cette solution qui a été retenue.
Pour concrétiser ce chantier, il a fallu relever un « défi financier », a indiqué Paul Vergès. La totalité du financement est le résultat d’un partenariat entre la Région (84%) et l’Europe (16%). Ces 16% représentent pour l’Union européenne le plus gros investissement dans un chantier co-financé sur le territoire de la République, ce qui donne une mesure de cet engagement. Ce partenariat n’a été possible que parce que l’Europe a su qu’elle pouvait miser une somme considérable sur une décision prise par des Réunionnais pour développer leur pays. Elle a également fait confiance à la capacité de gestion de la Région. La collectivité a en effet été capable de financer sur ces fonds propres 84% du coût d’une route sans équivalent dans l’Histoire de La Réunion.
Depuis le moment où le choix de construire la Route des Tamarins a été décidé jusqu’à son ouverture, le projet et ses responsables ont été la cible d’insultes, d’attaques personnelles, de la part d’opposants politiques. Derrière ces mots se cachait un objectif : faire entrer dans la tête des Réunionnais l’impossibilité de notre peuple à réaliser des projets qu’il a lui-même choisi. Depuis hier, la totalité de la population réunionnaise a pu constaté la faillite de cette analyse qui, comme d’autres du même type sur d’autres projets réunionnais, finira sans doute dans les poubelles de l’Histoire.
D’autres chantiers sont sur les rails, et le mouvement pour le développement durable de La Réunion vient de connaître un étape majeure à travers cet événement historique qui va contribuer à libérer les consciences : l’ouverture de la Route des Tamarins.
Manuel Marchal
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