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Le CAP au marché forain de la Source
7 août 2009
Le CAP (Comité d’Action Populaire) créé lors des dernières élections européennes (le CAPE, Comité d’Action Pour les Européennes) continue d’aller au plus près de la population. Des citoyens militants tels que Jean-Hugues Ratenon, Gilles Leperlier, Brigitte Malet ou encore Patrick Gravina étaient hier au marché forain du quartier de la Source, à Saint-Denis, tracts à la main, pour informer la population de l’existence et des conditions d’attribution du RSTA (Revenu Supplémentaire Temporaire d’Activité).

Le CAP va faire le tour des marchés forains jusqu’à fin août pour informer la population concernée par le RSTA de ses droits et compte sur la solidarité́ populaire pour que les Réunionnais en parlent dans leur entourage.
Le RSTA est un complément de salaire de 100 euros mensuels pour les salariés ayant une rémunération inférieur ou égale à 1,4 SMIC (soit 1.849,46 euros bruts pour les mois de mars, avril, mai). 115.000 travailleurs sont concernés, mais l’information n’est semble-t-il pas passée, alors que l’imprimé de demande du RSTA doit être transmis à la CGSS avant le 31 août.
Pour le CAP, dont les membres ont mené la bataille pour le pouvoir d’achat au sein du COSPAR, les Réunionnais ne peuvent pas « passer à côté de cet acquis arraché au pouvoir en place ». 100 euros par mois correspond à 1.200 euros par an, soit l’équivalent d’un treizième mois, souligne Jean-Hugues Ratenon.
« S’appuyer sur la solidarité populaire »
L’idée du CAP est donc de mener une campagne de proximité, avec l’appui des médias, une action populaire en dehors des institutions pour approcher l’opinion publique. Le CAP n’espère pas rencontrer par ce biais tous les travailleurs concernés par le RSTA, mais plutôt une mère, un père, un membre de la famille, un voisin, un ami, qui pourra transmettre l’information dans son entourage. « Il est important de créer et de s’appuyer sur la solidarité populaire », indique Jean-Hugues Ratenon.
La même action était en cours hier au marché forain de Bras-Panon. Aujourd’hui, le CAP se rend aux Camélias, et pourquoi pas ensuite à Saint-Paul, Saint-Pierre... L’objectif est de se rendre dans les marchés forains, lieux de consommation mais aussi lieu propice à la discussion, à la rencontre. Le CAP laisse le soin aux syndicats d’intervenir dans les entreprises. Mais le CAP n’a pas hésité à laisser des contacts aux personnes rencontrées. « Nous pouvons ainsi les orienter pour remplir les documents », précise Gilles Leperlier.
Informer la population
Le CAP a ainsi rencontré des travailleurs qui ont droit au RSTA, mais n’ont pas effectué de démarche. « Les gens n’arrivent pas à croire qu’on leur donne de l’argent comme ça. Ou alors ils ne pensent pas être concernés puisqu’ils n’ont pas reçu de formulaire », raconte Gilles Leperlier. D’autres confondent le formulaire avec un imprimé des impôts, ou ne savent pas le remplir. Le formulaire est parfois retourné à l’expéditeur parce que incomplet. Les femmes en congé maternité pensent ne pas y avoir droit. Idem pour les travailleurs en congé maladie. Bref, l’information sur le RSTA n’est pas bien passée auprès de la population.
Le CAP va ainsi faire le tour des marchés forains jusqu’à fin août. Viendra alors l’heure du bilan pour les trois premiers mois du RSTA. Le CAP envisage de demander à la CGSS d’accorder un délais supplémentaire pour l’envoi des formulaires, au cas où la population n’aurait toujours pas compris l’information.
Edith Poulbassia
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