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Concert
1er février 2010
Florenza, venue de Saint-Louis, entre dans l’enceinte d’Expo-Bat et dépose dans l’urne sa contribution à la solidarité pour Haïti. « C’est pour les enfants. Il faut que les Réunionnaises et les Réunionnais se rassemblent et fassent un geste de solidarité pour Haïti », dit-elle.
Ils l’ont fait samedi soir, à l’initiative de la Croix-Rouge, de l’Association réunionnaise pou moun internasyonal (ARPI) et de la Municipalité de Saint-Paul. Laquelle n’a pas ménagé ses efforts en apportant notamment la logistique, et par la présence de très nombreux élus, Huguette Bello, la députée-maire, en tête.
Mille deux cents personnes qui, l’espace d’un concert, “Haïti mon pays – Ayti péyi mwen”, ont répondu à l’appel des organisateurs. Les artistes, évidemment bénévolement, n’ont pas non plus ménagé leurs efforts.
Après Métissé et Oméga, on a ainsi pu découvrir Monica Limba et les Chamanes dans des reprises jazz-rock de Danyèl Waro et d’Alain Peters (on en redemande !). Monica qui a déclaré lors de son set, « il est très important d’agir pour la reconstruction d’Haïti ». Tiana, malgré le très récent décès de son père, a tenu à être là pour « apporter sa contribution à ce moment de partage ». Thierry Gauliris, avant les premières notes d’“Enfants de la balle”, a lancé : « Tyinbo marmay. Done la min pou tout domoun i souf ».
Le concert, retransmis en direct sur Kréol FM, s’est poursuivi avec le reggae de Yambane et le maloya de Kiltir dont le leader a dit depuis la scène : « Aswar nou lé la po rann omaz bann domoun la fèrm zot zyé annsou bann mir zot kaz ».
Lindigo était évidemment présent avec une troupe de danseurs sud-africains qui a enflammé le public déjà très chaud, et c’est Racines des Iles qui a clôturé le concert. Mais nous retiendrons cette phrase du saxophoniste Pinpin qui accompagnait Monica Limba : « La solidarité avec Haïti, ça commence ici, avec la solidarité entre nous ».
Textes et photos YVDE
Zot la di
Parole de solidaires
• Marie-Rose Gras, adjointe à la Santé et au Développement de la vie associative, a déclaré : « Nous ne pouvions pas rester insensibles au malheur des Haïtiens. C’est à nous de sensibiliser la population pour l’amener à faire un geste significatif parce que les Haïtiens sont un peuple debout, malgré la misère. Nous avons un lien particulier avec les Haïtiens, nous partageons, avec eux, certaines valeurs. D’ailleurs, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 7 mars prochain, nous rendrons hommage aux femmes haïtiennes »,
• Henri-Claude Robert, président de la délégation départementale de la Croix-Rouge, a souligné la présence sur le site d’Expo-Bat d’une trentaine de volontaires. « Les fonds recueillis seront intégralement reversés à la Croix-Rouge Française pour financer les opérations à Haïti. Il faut d’abord répondre à l’urgence et nous nous dirigeons vers un programme d’une durée de trois ans pour la reconstruction de l’habitat, des écoles… ».
• Patricia Vinguidassalom a expliqué que l’ARPI avait pour but « le développement des échanges culturels et linguistiques à travers le monde ». Le 28 décembre 2009 à Saint-Leu, l’association a organisé un concert avec un groupe haïtien. « Nous ne pouvions pas rester insensibles à la tragédie d’Haïti ».
• Thierry Gauliris a déclaré : « Haïti est dans la souffrance avec ce cataclysme qui arrive après les despotes, les Duvallier, les tontons macoutes… Les Haïtiens n’avaient vraiment pas besoin de ça. I fo èd banna toudsuit. Nous le ferions avec n’importe quel peuple dans la souffrance. Soman lé vré, èk bann Aysyin, lo kèr i koz ».
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