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Arrêtez de fumer et gagnez 10 ans de vie !

Destination santé

Témoignages.re / 9 novembre 2012

Arrêter de fumer, c’est vraiment bon pour la santé… Deux nouvelles études confirment tous les bénéfices que le fumeur peut attendre de cet arrêt, et les avantages d’un retour à une vie de non-fumeur. Le gain en termes d’espérance de vie est d’autant plus élevé que le sevrage intervient tôt. Chiffres à l’appui.

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Le Pr Richard Peto (Université d’Oxford, Royaume-Uni) et son équipe se sont basés sur les données de l’enquête Million Women Survey , menée entre 1996 et 2001 auprès de 1,3 million de femmes. Chaque participante a été suivie en moyenne pendant 10 ans après l’enquête. Au début de l’étude, 20% d’entre elles étaient fumeuses, 28% avaient fumé, mais avaient abandonné, et 52% n’avaient jamais fumé. Au terme de ce travail, 66.000 décès avaient été constatés. Et les deux tiers de ces décès, parmi les fumeuses âgées de 50 à 80 ans, se sont avérés liés au tabagisme.

Dans les colonnes du “British Medical Journal”, les auteurs expliquent que « les bénéfices liés à l’arrêt du tabac se sont révélés plus importants encore que nos études précédentes ne le suggéraient ». En effet, les femmes qui arrêtent de fumer à 30 ans réduisent de 97% leur sur-risque de mort prématurée. Autrement dit, elles reviennent quasiment à leur espérance de vie de non-fumeuses. « Si les femmes fument comme les hommes, elles meurent de la même façon qu’eux », martèle Richard Peto. « Mais s’ils arrêtent le tabac avant 30 ans, les hommes comme les femmes gagnent une dizaine d’années d’espérance de vie supplémentaire », ajoute-t-il.

Tabagisme précoce, espérance de vie plus réduite

Dans “The Lancet”, une équipe japonaise confirme elle aussi l’impact du sevrage tabagique sur l’espérance de vie. Les auteurs ont observé les habitudes de 68.000 hommes et femmes. Débuté en 1950, ce travail a été mené sur une période de 23 ans. Les conclusions sont les mêmes que celles de l’étude britannique. « Les individus qui arrêtent de fumer avant l’âge de 35 ans éliminent pratiquement tout le sur-risque de décès prématuré auquel ils s’exposaient en fumant », indiquent les auteurs. Et ils concluent — sans surprise — que « plus un fumeur commence jeune, plus il s’expose à mourir prématurément ».

©Agence de Presse Destination Santé-2012


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