Santé vie pratique

Dengue, chikungunya : les moustiques “français” sous surveillance

Destination santé

Témoignages.re / 13 mai 2011

Depuis 2004, Aedes albopictus a pris ses quartiers dans le Sud de la France. Particulièrement nuisible, ce moustique est susceptible de transmettre à l’Homme des maladies telles que la dengue ou le chikungunya. En 2010, quatre cas autochtones ont été identifiés en France métropolitaine. Pour barrer la route à ces maladies, le ministère en charge de la Santé vient d’activer son plan de lutte anti-vectorielle.

Chaque année depuis 2006, ce dispositif est ainsi activé à l’approche de l’été. Il repose sur :

Une surveillance entomologique (c’est-à-dire en l’occurrence des populations de moustiques), renforcée à partir du 1er mai dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter. Cette surveillance vise à détecter l’activité d’Aedes albopictus, pour mettre en place des mesures qui permettront de ralentir l’extension des zones d’implantation de l’espèce ;

Une surveillance des cas humains, essentiellement dirigée vers les voyageurs au retour de zones où les virus circulent ;

Une action de sensibilisation qui sera menée tout l’été, dans les départements où la présence du moustique est avérée : Alpes-Maritimes, Haute-Corse, Corse du Sud, Var, Alpes de Haute-Provence.

Rappelons que des gestes simples permettent de lutter contre la prolifération des moustiques. Il importe par exemple de supprimer les eaux stagnantes qui permettent sa reproduction, à l’intérieur et surtout autour du domicile : soucoupes des pots de fleurs, vases, gouttières mal entretenues, pneus usagés doivent être autant que possible éliminés. Ces conseils, d’ailleurs, sont valables dans toutes les régions françaises où sévissent les moustiques, quels qu’ils soient !


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