Santé vie pratique

Fibrillation auriculaire : les médicaments anciens recommandés en priorité

Destination santé

Témoignages.re / 3 octobre 2013

Coup dur pour les nouveaux anticoagulants oraux indiqués dans la fibrillation auriculaire non valvulaire. La Haute Autorité de Santé (HAS) indique dans sa fiche de bon usage que « les antivitamines K (AVK) restent le traitement de référence, les autres anticoagulants représentant (seulement) une alternative ».

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(photo phovoir)

Au premier semestre 2013, la Commission de la Transparence a fini d’évaluer les trois anticoagulants oraux nouvellement arrivés sur le marché, dans la perspective de leur inscription au remboursement dans la prise en charge de la fibrillation auriculaire. Contrairement aux AVK, ces médicaments (Eliquis®, Pradaxa® et Xarelto®) ont en commun de ne pas nécessiter de test biologique pour évaluer le niveau d’anticoagulation des patients. Leur mise en œuvre est donc beaucoup moins complexe, et moins lourde pour les patients. Si la Commission a émis un avis favorable à leur utilisation dans ce cadre, elle a néanmoins conclu à « une absence d’amélioration du service médical rendu ».

De son côté, la HAS a rédigé une fiche de bon usage liée au traitement de la fibrillation auriculaire. Selon ses responsables, « les AVK demeurent dans la plupart des cas le traitement de référence de la fibrillation et il n’existe à l’heure actuelle aucun argument pour remplacer un traitement par AVK efficace et bien toléré par un autre anticoagulant oral ».

Plusieurs exceptions toutefois sont mises en avant par la HAS. Tout d’abord, celle concernant les patients chez lesquels l’indicateur International Normalised Ratio (INR), qui mesure la coagulation sanguine, n’est pas stabilisé malgré une observance correcte. Et naturellement ceux qui présentent une contre-indication aux AVK, qui y sont intolérants ou qui acceptent mal les contraintes liées à la surveillance de l’INR.

©Agence de Presse Destination Santé-2013


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