Santé vie pratique

Fin de vie : patients et soignants ne s’informent pas

Destination santé

Témoignages.re / 26 novembre 2010

S’il existe bien en France une loi sur le droit à laisser mourir — c’est la loi dite “Leonetti” du 22 avril 2005 —, celle-ci est souvent incomprise… voire gravement méconnue. Du public certes, mais aussi… des soignants. Cette situation évidemment préoccupante ressort des témoignages recueillis depuis 2009 par le Pôle Santé et Sécurité des Soins du Médiateur de la République.

Des directives ont certes été mises en place pour que soient entendues les dernières volontés des patients. Pourtant, ils sont bien peu nombreux à être informés qu’ils peuvent rédiger leurs souhaits de fin de vie ! Et cette “ignorance” est également très présente du côté des soignants — médecins, infirmiers, assistantes sociales, bénévoles. La situation n’est pas nouvelle. Elle est révélée au grand jour par une enquête menée en 2007 et 2008 auprès de 604 professionnels de santé et 18 bénévoles, intervenant en milieu hospitalier.

Seuls 22% d’entre eux connaissaient effectivement l’existence d’une « interdiction d’obstination déraisonnable » de soins. Ce que l’on appelle par assimilation l’acharnement thérapeutique. Il est encore plus préoccupant d’apprendre que seulement 12% des personnes interrogées savaient que la volonté des patients doit être respectée. Et ils n’étaient pas plus de… 9% à avoir entendu parler de la notion de personne de confiance ! Le Médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, estime donc ainsi indispensable que « les personnels des services de réanimation et de néonatologie (soient) mieux informés sur la loi ». Ce sera au moins un début…


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