Santé vie pratique

Le sommeil ne se mesure pas seulement à sa durée

Témoignages.re / 27 avril 2010

Nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil. C’est ainsi que certains dormeurs (à l’âge adulte) se contentent de six petites heures tandis que d’autres en ont besoin de dix. Mais gare aux calculs hâtifs : un bon sommeil ne se résume pas au nombre d’heures passées au lit. Il est aussi question de qualité. « La durée du sommeil certes est un paramètre important », explique le Pr Yves Dauvilliers (Montpellier). « Mais sa qualité l’est tout autant. Elle tient au rapport entre les différents stades de sommeil : lent, profond et paradoxal. Le nombre d’éveils ou de micro-éveils est aussi primordial pour sa bonne appréciation ».

D’après la Haute Autorité se Santé (HAS), entre « 10% et 20% de la population générale serait concernée par des troubles du sommeil avérés ». La plupart souffrent d’insomnie primaire. Le problème est que pour l’essentiel, leur prise en charge se résume à des hypnotiques de la classe des benzodiazépines. Certes ces traitements induisent l’endormissement. Mais ils modifient aussi les cycles naturels du sommeil, diminuant par exemple le sommeil lent et profond. Sans compter qu’ils entraînent également une dépendance et parfois des accès de somnolence durant la journée, avec risque d’accidents.

Des alternatives existent toutefois, à condition qu’aucune pathologie — une dépression par exemple — ne soit associée à l’insomnie. C’est le cas de traitements au mode d’action plus “physiologique”, comme la mélatonine dans sa forme à libration prolongée. Dans tous les cas, interrogez votre médecin, tous ces traitements relevant d’une prescription. Et n’oubliez pas l’adage des somnologues (c’est le nom donné aux spécialiste du sommeil) : « Une bonne nuit est une nuit dont on est satisfait ».


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