Santé vie pratique

Marche nordique : le sport “pleine forme” accessible à tous

Destination santé

Témoignages.re / 12 février 2010

Plus intense que la randonnée, moins traumatisante pour les articulations que la course à pied, la marche nordique est de plus en plus recommandée par les médecins. Et plus particulièrement aux patients souffrant de maladies pulmonaires — la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), par exemple. En Finlande où cette pratique a vu le jour en 1997, un habitant sur cinq est aujourd’hui adepte du “Nordic Walking”.

Après avoir séduit l’Allemagne — 4,5 millions de pratiquants — et la Suisse, elle fait des émules en France. Son intérêt : on peut la pratiquer hiver comme été, sur tout type de surface et à tout âge. Les séances sont relativement courtes — moins de deux heures — et intenses. Elles permettent d’améliorer les capacités cardio-vasculaires, l’oxygénation du corps, et de solliciter 85% des chaînes musculaires.

La marche nordique se pratique à l’aide de bâtons en fibre de verre et de carbone. Le geste s’inspire du ski de fond. Il s’agit d’accentuer le mouvement naturel de balancier des bras pendant la marche, et de propulser le corps vers l’avant à l’aide des bâtons. Toute la partie supérieure du corps travaille, ce qui en fait un sport beaucoup plus complet que la marche traditionnelle. La dépense énergétique est d’ailleurs presque deux fois plus élevée.

La marche nordique, enfin, améliore la capacité respiratoire. La position du marcheur permet une ouverture complète de la cage thoracique, donc une plus grande amplitude pulmonaire et une meilleure oxygénation — jusqu’à 60% plus importante que la randonnée. Plébiscitée à 75% par des femmes, elle ttire des pratiquants très divers. Comme c’est un sport doux, elle est même recommandée aux convalescents, et l’utilisation des bâtons offre une stabilité supplémentaire aux personnes âgées qui craignent les chutes. Enfin, les actifs aussi sont séduits par cette activité complète et facile à pratiquer.

Vous voulez vous lancer ? Quelques conseils préliminaires s’imposent. Le choix du bâton est essentiel. Plus il renferme de carbone, plus il est solide et moins il y a de vibrations. Les bâtons en aluminium doivent absolument être évités : ils n’absorbent pas les vibrations, et à terme vous risquez une tendinite. A l’instar du ski, la hauteur des bâtons dépend de votre taille que vous devez multiplier par un coefficient de 0,68. Comptez 50 euros minimum pour une paire de bons bâtons. Pour vos pieds, évitez les chaussures de randonnée, qui sont inadaptées. Privilégiez des chaussures de running ou de trail avec un bon amorti. Au-delà de 60 ans, n’hésitez pas à utiliser un cardio-fréquencemètre pour contrôler votre rythme cardiaque.


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