Santé vie pratique

Méningites B : des drames évitables

Destination Santé

Témoignages.re / 27 février 2014

Trop de nourrissons, décèdent d’une méningite à méningocoque B. Des drames qui montrent à quel point il est important de sensibiliser les parents aux premiers signes de cette infection… et à l’existence d’un vaccin.

Une fillette de deux ans résidant à Albert, dans la Somme, est décédée à la mi-janvier d’une méningite. Début décembre déjà, un nourrisson de 6 mois perdait la vie en quelques heures au CHU de Brest. Diagnostic dans un cas comme dans l’autre, une méningite à méningocoque de type B.

Chaque année, près de 600 cas d’infection invasive à méningocoque – dans la plupart des cas des méningites - sont enregistrés en France. La majorité est due au méningocoque de type B. Lequel peut avoir des conséquences dramatiques. Le Pr Jean-Christophe Mercier , chef du service des urgences pédiatriques à l’hôpital Robert Debré de Paris, rappelle que « chez les nourrissons, plus de 80% des méningites sont dus au méningocoque B. » Il est donc essentiel que les parents connaissent les signes révélateurs de la maladie. « Il existe deux formes d’infections à méningocoque. Pour la première, l’enfant sera fiévreux, ne se sentira pas bien et sera victime de vomissements. L’autre forme est appelée fulminante ; d’où son nom de purpura fulminans. Elle se manifeste par l’apparition sur la peau, de taches violettes ».

Agir le plus vite possible !
Pour les mettre en évidence, il suffit de recourir au test de la vitropression. « Vous prenez un verre et vous l’appuyez sur la peau du malade », explique le Pr Mercier. « Une simple éruption cutanée va disparaître, alors qu’un purpura au contraire, ne s’effacera pas ». En France, 10% des infections à méningocoque B se présentent sous la forme fulminante. Trop souvent, la prise en charge est tardive et ne prend effet qu’à un stade avancé de l’infection. Résultat, « la mortalité des infections à méningocoques, toutes causes confondues, est comprise entre 6% et 10%. Et quand on est confronté à un choc septique, la mortalité atteint 40% », indique Jean-Christophe Mercier. « Si votre enfant présente une forte fièvre, s’il souffre d’intenses douleurs dans les membres inférieurs, s’il respire vite et ne se comporte pas comme à l’habitude, s’il devient irritable ou grognon, avec les extrémités froides, appelez le 15 ! Il doit être immédiatement pris en charge par les services d’urgence et transporté soit aux urgences, soit en réanimation ».

C’est peu dire donc, que l’infection peut évoluer très rapidement et de manière dramatique. D’où l’importance de disposer aujourd’hui d’un vaccin - Bexsero® - qui protège contre près de 85% des souches du méningocoque B. Il est indiqué pour l’immunisation active des nourrissons à partir de 2 mois. Chez les moins de 6 mois, 3 doses et un rappel sont préconisés. Pour les enfants de 6 à 23 mois, un rappel est nécessaire l’année suivante. A partir de l’âge de 2 ans, le vaccin s’administre à raison de 2 doses.

 Agence Destination Santé



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  • site www.meningite-regis76.fr, je me suis battue d’abord seule 12 jours après
    avoir enterré mon enfant de 17 ans, nous venions d’arriver dans une région
    "Seine Maritime en 2003 et depuis cette année cette région était déclarée
    en hyper endémie de méningites", effectivement tous les jours je voyais des
    cas sur le journal et je pensais à mon fils, qui en avril 2004 a eu son tour (voir
    le site et "sa lettre".
    Bien sur, vu les erreurs, j’aurai pu me lancer dans la bataille contre l’hôpital, mais
    mon fils m’a demander une mission, sauver les enfants, dans l’urgence, rechercher un vaccin, me battre là était mon épreuve et pas ailleurs, effectivement, à Dieppe 76 maintenant qui ne connait pas mon association,
    la casquette rouge de Régis, j’aide un handicapé de la méningite, mes foires
    sont pleines, et je suis teraillée en cette bataille électorale, pourquoi ? car rien
    ne me fait peur, les ministres, les grands du médical, les élus, l’ARS, j’ai exigé à
    l’époque de Xavier Bertrand un vaccin, il m’a remercié de le mettre au courant de ce qui ce passait véritablement dans ce département, il n’en n’aurait pas pris
    conscience, il m’a promis que m’a visite aura des retombées dans les 4/5 mois,
    nous avions un RV le 10 avril 2004, après nombres de réunions que j’ai fait,
    sur le sujet, en publique, le 4 Juillet 2004 la vaccination commençait, avec un
    vaccin trouvé en Norvège qui répondait à notre souche de méningite la plus
    répandue chez nous B14, la vaccination c’est arrêté en Octobre de cette année à
    l’arrivée du Bexero, voir plus sur mon site. Donc, la prévention, les symptômes,
    ceux que nous ne parlons pas et sont aussi important que la nuque raide etc...
    Que la presse "la vraie" le parisien, l’Observateur, France-Soir, quant je dis "vraie" je veux dire "parisien", journaux que tout le monde lit, la télévision
    qui doit parler un peu plus des cas, il y en as pratiquement tous les jours, pas
    la peine d’attendre 3 morts d’un coup, 1 par 1 rappeler, finirait par attirer l’attention, et peut-être que la pétition que j’entreprends avec les autres associations de lutte contre la méningite, pour que le nouveau vaccin soit
    remboursé et que le gouvernement prenne conscience de cette tragique maladie,
    "décès, séquelles", ils exigeront une formation pour les médecins, car c’est aussi
    eux, qui ne connaissent pas tous les symptômes, les vaccinations .... MERCI.

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