Santé vie pratique

Méningites B : des drames évitables

Destination Santé

Témoignages.re / 8 août 2014

Trop de nourrissons décèdent d’une méningite à méningocoque B. Des drames qui montrent à quel point il est important de sensibiliser les parents aux premiers signes de cette infection… et à l’existence d’un vaccin.

Une fillette de deux ans résidant à Albert, dans la Somme, est décédée à la mi-janvier d’une méningite. Début décembre déjà, un nourrisson de 6 mois perdait la vie en quelques heures au CHU de Brest. Diagnostic dans un cas comme dans l’autre, une méningite à méningocoque de type B.

Chaque année en France, près de 600 cas d’infection invasive à méningocoque – dans la plupart des cas des méningites - sont enregistrés. La majorité est due au méningocoque de type B. Lequel peut avoir des conséquences dramatiques. Le Pr Jean-Christophe Mercier , chef du service des urgences pédiatriques à l’hôpital Robert Debré de Paris, rappelle que « chez les nourrissons, plus de 80% des méningites sont dus au méningocoque B. » Il est donc essentiel que les parents connaissent les signes révélateurs de la maladie. « Il existe deux formes d’infections à méningocoque. Pour la première, l’enfant sera fiévreux, ne se sentira pas bien et sera victime de vomissements. L’autre forme est appelée fulminante ; d’où son nom de purpura fulminans. Elle se manifeste par l’apparition sur la peau, de taches violettes ».

Agir le plus vite possible !

Pour les mettre en évidence, il suffit de recourir au test de la vitropression. « Vous prenez un verre et vous l’appuyez sur la peau du malade », explique le Pr Mercier. « Une simple éruption cutanée va disparaître, alors qu’un purpura au contraire, ne s’effacera pas ». En France, 10% des infections à méningocoque B se présentent sous la forme fulminante. Trop souvent, la prise en charge est tardive et ne prend effet qu’à un stade avancé de l’infection. Résultat, « la mortalité des infections à méningocoques, toutes causes confondues, est comprise entre 6% et 10%. Et quand on est confronté à un choc septique, la mortalité atteint 40% », indique Jean-Christophe Mercier. « Si votre enfant présente une forte fièvre, s’il souffre d’intenses douleurs dans les membres inférieurs, s’il respire vite et ne se comporte pas comme à l’habitude, s’il devient irritable ou grognon, avec les extrémités froides, appelez le 15 ! Il doit être immédiatement pris en charge par les services d’urgence et transporté soit aux urgences, soit en réanimation ».

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