Santé vie pratique

Ménopause : évitez vraiment les compléments à base de soja !

Témoignages.re / 26 août 2011

La consommation de soja n’influe en rien les concentrations hormonales chez la femme ménopausée. Pourtant, de nombreuses femmes s’en remettent à ses vertus prétendues pour contrer les inconvénients de la ménopause. Or, une étude américaine porte un rude coup aux isoflavones de soja, qu’on appelle aussi les phyto-estrogènes... Une équipe de l’Université de Miami a évalué l’efficacité de compléments alimentaires contenant des isoflavones de soja contre les troubles liés à la ménopause, et dans la préservation de la densité minérale osseuse. Pendant deux ans, 248 femmes de 45 à 60 ans ont participé à ce travail. La moitié prenait 200 mg d’isoflavones de soja par jour, les autres se voyant simplement administrer un placebo. Les résultats n’ont pas été brillants.

« Aucune différence n’a été observée au niveau de la densité minérale osseuse », expliquent les auteurs. Par ailleurs, les femmes qui s’étaient vues administrer des isoflavones de soja n’ont constaté aucune amélioration de leurs symptômes climatériques : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, baisse de la libido, sécheresse vaginale... Leur ressenti a été pratiquement équivalent à celui des femmes du groupe placebo ! Plus ennuyeux, il semblerait que ces compléments alimentaires aient augmenté les cas de constipation.

Sans compter que le soja n’est pas dénué de risques. « Il est nécessaire de trouver une alternative qui pourrait apporter les bénéfices liés aux estrogènes sur les symptômes de la ménopause, sans pour autant augmenter les risques cardiovasculaires et de cancer du sein », conclut ainsi l’auteur. Rappelons par ailleurs que dans un rapport de 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) invitait les femmes — notamment celles ayant des antécédents de cancers du sein — à limiter leur consommation de cette source d’isoflavone. Pour sa part, l’Agence nationale de Sécurité sanitaire, de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) recommande « de ne pas cumuler les sources de phyto-estrogènes ».


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