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Pollution et prématurité : le coupable désigné

Destination santé

Témoignages.re / 18 octobre 2011

La pollution de l’air augmente le risque d’accouchement prématuré. Une équipe américaine a recueilli les données correspondant à… 100.000 naissances, survenues durant 22 mois entre 2004 et 2005. Tous les accouchements avaient eu lieu dans un rayon géographique de 8 kilomètres autour d’une station d’analyse de la qualité de l’air. Les chercheurs ont ensuite comparé ces informations aux données recueillies par ces mêmes stations sur la concentration dans l’air en polluants toxiques.

Résultat : l’exposition aux hydrocarbures aromatiques polycycliques augmenterait de 30% le risque de naissance prématurée. Juste derrière, le nitrate d’ammonium, un autre polluant chimique de l’air, se révèlerait associé à une augmentation de 21% du risque de prématurité. Quant au benzène et aux particules fines issues du carburant diesel, ils seraient à l’origine d’une augmentation de 10%. Les auteurs ont par ailleurs observé que les concentrations de ces polluants étaient plus élevées en hiver, et plus faibles dans les zones côtières.

« Nos résultats montrent que les hydrocarbures aromatiques polycycliques doivent être considérés comme un sujet particulier de préoccupation. D’autant que les sources de ces polluants ne sont pas uniquement automobiles », souligne l’un des auteurs de l’étude.


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