Santé vie pratique

Prévention du paludisme, c’est bien avant de partir

Destination santé

Témoignages.re / 11 décembre 2012

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Le risque de contracter le paludisme à l’occasion d’un déplacement en zone infestée est extrêmement important. A tel point qu’en France, 4.000 personnes environ présentent chaque année un accès de paludisme au retour d’un voyage en zone tropicale. Selon le Dr Sophie Matheron, du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat (Paris), dans la plupart des cas, « il s’agit de patients qui, pour diverses raisons, n’ont pas suivi les recommandations en cours en matière de prévention  ».

Celles-ci reposent notamment sur l’administration d’une chimioprophylaxie . Loin d’être facultative, cette dernière ne dispense pas de prendre sur place des mesures de protection contre les piqûres de moustiques. « Le traitement n’empêche pas les piqures, ni, par conséquent, la transmission par ces dernières du parasite responsable du paludisme. Mais il empêche sa multiplication dans le sang » . Et donc le développement de la maladie dans sa forme clinique.

Plusieurs semaines avant de partir, vous devrez impérativement consulter votre médecin. Il saura quel traitement vous prescrire en fonction de votre destination, mais aussi de vos propres caractéristiques : âge, antécédents médicaux, éventualité d’une grossesse… Sophie Matheron explique par ailleurs que « le traitement doit être fidèlement suivi. Il doit être commencé le jour de l’arrivée (voire 10 jours avant pour l’un des médicaments disponibles), et prolongé pendant tout le séjour à heure fixe. Puis, il doit s’étaler de une à quatre semaines après le retour. Cette durée est déterminée pour chaque médicament ».

©Agence de Presse Destination Santé-2012


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