Santé vie pratique

Quelle contraception après une IVG ?

Témoignages.re / 18 avril 2011

Environ 700.000 naissances chaque année en France et… 200.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ! Le constat est alarmant : près d’une grossesse sur cinq dans notre pays, se termine par une interruption volontaire. Comment réduire cette proportion et les nombreuses situations de détresse qui lui sont inhérentes ? Par « davantage de prévention et d’information sur les méthodes de contraception », insiste l’IGAS !

« Caractérisé par un très fort taux de diffusion des méthodes médicales, le modèle français de contraception n’a pas l’efficacité que l’on pourrait en attendre ». Dans un rapport rendu public fin 2009, deux membres de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) — Claire Aubin et Danièle Jourdain Menninger — dressaient un constat peu brillant. Elles insistaient pour recourir aux méthodes de contraception réversibles de longue durée. C’est-à-dire l’implant contraceptif et les contraceptions intra-utérines, qui semblent d’ailleurs séduire de plus en plus de femmes jeunes. Pour en avoir le cœur net, des médecins néo-zélandais exerçant dans un centre d’IVG, ont récemment conduit une campagne d’information de 10 semaines sur la contraception intra-utérine au cuivre et hormonale. Elle était destinée aux femmes bien sûr, mais aussi… à leur médecin.

Les auteurs expliquent ainsi que « l’utilisation de méthodes de contraception réversible de longue durée — telle que la contraception intra-utérine hormonale n.d.l.r. — a fortement augmenté durant la période couverte par l’étude. Il est donc possible d’accélérer le recours à cette méthode, à condition notamment de prendre le temps d’en expliquer le mode d’action et les bénéfices ». En termes notamment d’efficacité — sur 5 ans — et donc de diminution du risque de nouvelle IVG.


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