Santé vie pratique

Rosacée, au diable les idées reçues

Destination santé

Témoignages.re / 5 février 2010

Le lundi 8 février débutera de la 4ème Semaine nationale d’information sur la Rosacée, « une maladie d’origine vasculaire qui provoque des troubles de la circulation sanguine de la face », explique le Dr Jacques Savary, dermatologue à Paris. Rougeurs, couperose, boutons évocateurs d’une acné… La rosacée, c’est avant tout un incontestable préjudice esthétique. « Les patients souffrent du regard des autres. Ils sont perçus soit comme des timides soit, ce qui est pire encore, comme des alcooliques. Or, il n’y a pas de corrélation entre rosacée et alcoolisme », insiste-t-il.

Soutenue par Galderma international, cette quatrième semaine d’information vise à tordre le cou à cette idée reçue tenace. A mettre un terme à la souffrance psychologique des malades. Les promoteurs de la campagne veulent d’abord inciter ceux qui en sont victimes à parler de leur maladie et donc en premier lieu… à consulter leur médecin. « Un patient sur cinq seulement consulte », souligne Jacques Savary. Or, au total, la rosacée touche 4 millions de Français soit 8% de la population du pays, toutes tranches d’âge confondues.

Aujourd’hui pourtant, il existe des traitements éprouvés qui apportent un réel soulagement des symptômes. « Il y en a de plusieurs types. Pour détruire les vaisseaux dilatés, nous pouvons recourir au laser. Nous disposons aussi de médicaments (en applications locales) qui luttent contre l’inflammation et la poussée de boutons. Et pour les cas les plus sévères, nous pouvons prescrire des antibiotiques ».

Il n’est pas toujours nécessaire d’en arriver là. Pour limiter les poussées inflammatoires à l’origine des rougeurs et des boutons, il suffit parfois de modifier ses habitudes : pas d’exposition sans protection au soleil ou au froid, pas d’aliments trop épicés, ni de boissons trop chaudes. Et même s’il n’y a aucune relation de cause à effet entre alcoolisme et rosacée, la consommation d’alcool même très limitée peut en aggraver les symptômes ou déclencher une poussée. « Il suffit d’un verre de vin pour que le patient devienne tout rouge », explique le Dr Savary. Pour davantage d’informations, www.rosacee.com.


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