Santé vie pratique

Sommeil : la phytothérapie s’affirme

Destination Santé

Témoignages.re / 9 mai 2016

Débranchez et lâchez prise ! Les nouvelles technologies gagnent du terrain jusqu’à envahir notre chambre ! « Cet environnement électronique perturbe le sommeil », rappelle le Dr François Duforez [1] (Hôtel-Dieu – Paris). La Journée du Sommeil qui s’est tenue récemment constitue une excellente opportunité de rappeler les principaux conseils pour une nuit reposante. Dans un contexte où la phytothérapie s’affirme. Etudes à l’appui.

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Nous dormons 1h30 de moins par nuit qu’il y a 50 ans ! Résultat, près de 45 % des Français de 25 à 45 ans n’ont pas leur quota de sommeil. Ce dernier est affecté par une multitude de facteurs, liés à notre mode de vie. L’Institut national du Sommeil et de la Vigilance alerte sur les nouvelles technologies. « Environ 50 % des Français utiliserait leur téléphone portable comme réveil », explique le Dr François Duforez, du Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu à Paris. « Il s’agit d’apprendre à utiliser les technologies de manière à préserver ou à améliorer la qualité de nos nuits ».

Jouer sur l’hygiène de vie

Les spécialistes rappellent l’importance de l’hygiène de vie. Cela passe par un environnement optimal : une température de la chambre à 18°C-19°C, une absence de bruit et de lumière et une literie de qualité. Par ailleurs, dînez léger et évitez les excitants (café, thé…) après 17h. Abstenez-vous de pratiquer une activité sportive ou de prendre une douche chaude juste avant le coucher. Ces activités élèvent la température corporelle. Or pour s’endormir, celle-ci doit être la plus basse possible.

Ces conseils ne suffisent pas ? Avant de vous tourner vers des médicaments, misez sur des approches « en douceur », à l’image de la phytothérapie. « Les plantes exercent un rôle dans certains processus physiologiques, dont le sommeil. Pendant longtemps, les études étaient centrées sur les médicaments. Mais nous voyons arriver des alternatives avec de vrais travaux scientifiques ». Il cite trois plantes : « la valériane, l’eschscholtzia et la passiflore, présentes dans des préparations et qui agissent au niveau des précurseurs de certains neurotransmetteurs ». Des études ont en effet montré l’intérêt de préparations à base d’eschscholtzia. Elles favoriseraient l’endormissement et la qualité du sommeil. Au même titre d’ailleurs que la valériane.

Le double effet des plantes : physiologique et comportemental

Ces plantes, dont on extrait les principes actifs, sont dotées de propriétés hypnotiques (valériane et eschscholtzia) ou anxiolytiques (passiflore). Ces dernières « ne doivent pas être négligées », selon le Dr François Duforez. « Car le sommeil est aussi en lien avec la gestion du stress. Pour s’endormir, il convient de lâcher prise. De la même façon, le recours quotidien pendant un temps défini à la phytothérapie peut exercer aussi un effet rassurant sur l’organisme ».

© Agence Destination Santé

[1Interview du Dr François Duforez, 8 mars 2016


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