Santé vie pratique

Vendée : c’est bien la rage !

Témoignages.re / 17 août 2011

L’Institut Pasteur de Paris a confirmé la présence du virus rabique dans le prélèvement effectué sur un chiot de 3 mois, mort le 7 août en Vendée. Rapporté le 1er août dernier du Maroc par ses propriétaires en vacances, il avait bien fait l’objet d’une importation illégale.

L’Agence régionale de Santé (ARS) des Pays-de-la-Loire a identifié 24 personnes ayant été en contact avec ce chiot. Elles on été prises en charge par le centre antirabique du CHU de Nantes. « Une vaccination a été ou sera réalisée en cas de contact jugé à risque », précise la Préfecture de Vendée.

A l’échelle mondiale, le chien est l’hôte principal et le vecteur essentiel du virus de la rage. Ce dernier se transmet à l’Homme par « voie cutanée à la suite d’une morsure ou d’une griffure d’un animal infecté », précise l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La transmission peut aussi s’effectuer par « contact direct de matériel infectieux — habituellement de la salive — avec les muqueuses ou une blessure non cicatrisée sur la peau ». A cet égard, le simple léchage peut s’avérer dangereux, dès lors qu’il se fait sur une muqueuse ou une peau qui ne serait pas intacte. Dans de très rares cas, enfin, la rage peut être contractée par inhalation d’un aérosol contenant du virus.

Des poursuites sont-elles envisageables ?

Parallèlement au suivi épidémiologique, la Préfecture de Vendée a diligenté une enquête vétérinaire. Celle-ci a permis d’identifier d’autres animaux qui ont été en contact avec le chiot malade :

- Un autre chien « valablement vacciné contre la rage » subira un rappel de vaccination ;

- Une chatte et deux chatons non vaccinés seront euthanasiés, « pour garantir la sécurité des personnes et éteindre tout risque de diffusion ».

« Ce cas de rage a été révélé dans le Nord-Ouest du département », nous a précisé Sébastien Cauwel, sous-préfet et directeur du cabinet du préfet de la Vendée. « Nous ne souhaitons pas rentrer plus dans les détails pour éviter que la famille ne soit ciblée ».

Rappelons enfin qu’en France, l’entrée d’animaux non identifiés et non vaccinés, originaires de pays non-indemnes de rage, est absolument interdite. La famille en question s’expose-t-elle à des poursuites ? « Aujourd’hui, nous nous attachons à régler les questions sanitaires et vétérinaires », insiste Sébastien Cauwel. « Les éventuelles procédures administratives seront étudiées par la suite, mais il convient de signaler qu’il ne s’agit pas d’un trafic, mais simplement d’un comportement imprudent qui aurait certes pu avoir des conséquences très fâcheuses ».


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