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Un sommet social, une nouvelle opération de com’
20 janvier 2012
Nicolas Sarkozy promettait le « recul du chômage dans les semaines qui viennent ». Début janvier 2012, le chef de l’État convoque un sommet de crise pour réduire le taux de chômage de près de 10% en France. Loin de vouloir lutter contre le chômage, l’objectif de ce type d’événement est d’essayer de redorer l’image de Nicolas Sarkozy, le président du chômage. Le chef de l’État veut parer au plus pressé, sans prendre en compte la conjoncture et les perspectives économiques.
En 2010, Nicolas Sarkozy misait tout dans la communication, en promettant mont et merveilles malgré la crise. Plus d’un an après, Nicolas Sarkozy est mauvaise posture pour l’élection présidentielle, il tente le tout pour le tout, en convoquant un sommet de crise avec les représentants syndicaux et patronaux, mercredi 18 janvier à Paris.
2010. L’optimisme de Nicolas Sarkozy
Le 25 janvier 2010, le chef de l’État avait estimé que la situation de l’emploi était « en train de se retourner » en France et que le chômage reculerait « dès cette année ». Allant jusqu’à ajouter « je crois à la politique économique que nous mettons en œuvre », lors de l’émission "Paroles de Français" sur TF1, « Je sais que dans les semaines et les mois qui viennent vous verrez reculer le chômage dans notre pays », avait-il répondu à une jeune diplômée sans emploi.
En dépit de toutes ces déclarations et toute la communication faite sur le bien fondé de la politique économique du gouvernement, les prévisions de l’époque des ministres du Budget et de l’Économie n’étaient pas si optimistes. Ces derniers avaient annoncé que « l’organisation encore défavorable du marché du travail ne devrait pas s’inverser rapidement en 2010" en raison du "décalage habituel entre les évolutions d’activité et celles de l’emploi ».
Cependant la politique menée par Nicolas Sarkozy, notamment « Travailler plus pour gagner plus » n’aura pas eu l’impact voulu, d’autant plus que la crise de la dette souveraine s’est greffée à la crise économique et financière internationale, qui aura ralenti l’industrie française. En plus d’un bilan sanctionné par les analystes, sa politique de lutte contre le chômage n’aura pas eu les effets annoncés à de nombreuses reprises par l’UMP.
Un énième sommet de crise
Près de deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy tente à nouveau de paraître comme un président actif à l’aide d’une campagne de communication massive sur ses intentions de lutter contre le chômage. Cette fois-ci, le président essaie de faire oublier son incapacité à expliquer la perte du Triple A qui aura des conséquences sur l’économie et l’emploi.
Parmi les mesures « phares » de Nicolas Sarkozy pour lutter contre le chômage, ce dernier a souhaité le renforcement des effectifs de Pôle emploi avec l’embauche de 1.000 salariés supplémentaires, faire entrer les jeunes dans l’entreprise par l’apprentissage », la préparation d’une « réforme radicale » de la formation professionnelle pour les chômeurs de longue durée (de plus de deux ans) et notamment la suppression pendant six mois des charges sociales pour les très petites entreprises (TPE) qui embauchent un jeune de moins de 26 ans.
Toutes ces mesures devraient coûter plus de 400 millions d’euros, mais selon l’État cela ne devrait pas peser sur les déficits car elles seront financées « par redéploiement », a précisé le chef de l’État. Il a ajouté que la mobilisation de crédits du Fonds social européen (FSE) et de fonds gérés par les partenaires sociaux devrait permettre de porter la totalité de ces engagements à 800 ou 900 millions d’euros, toutefois, l’Union européenne est en mauvaise position, avec la dégradation du Fonds Européen de Stabilité Économique et les risques de faillite de la Grèce.
Céline Tabou
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