Droits humains

Aller au-delà de l’interdiction des mini-miss

Après le vote du Sénat

Céline Tabou / 21 septembre 2013

La chambre haute a interdit l’hyper-sexualisation des petites filles dans le projet de loi sur l’égalité des femmes et des hommes. Les sénateurs ont décidé de proscrire les concours de beauté pour les enfants de moins de 16 ans.

Évènements à la mode aux États unis, les concours de mini-miss sont désormais interdits en France, afin de protéger les petites filles de s’exposer à outrance. La sénatrice Chantal Jouanno a expliqué " Ne laissons pas nos filles croire dès le plus jeune âge qu’elles ne valent que par leur apparence. Ne laissons pas l’intérêt commercial l’emporter sur l’intérêt social".

En effet, à des fins économiques, les concours mini-miss peuvent représenter des millions d’euros. Pour exemple, aux États-Unis, férus de ces concours, près de 250.000 petites filles participent chaque année à 5.000 concours générant 5 milliards de dollars, selon les médias. D’ailleurs, face à l’ampleur du phénomène, un rapport de l’association américaine de psychologie a mis en garde en 2010, ces concours " donnant à l’apparence une énorme priorité " et pouvant conduire les enfants à souffrir de troubles mentaux.

Cette interdiction pourrait être étendue au secteur publicitaire, qui utilise les enfants pour vendre des produits. 

Céline Tabou


Kanalreunion.com