Droits humains

L’APEC acte des mesures pour faire face à la crise

Le monde change tout près de La Réunion

Céline Tabou / 9 octobre 2013

Le Sommet Asie-Pacifique s’est ouvert lundi 7 octobre à Bali, en Indonésie, en présence des représentants de 21 pays membres, avec une absence remarquée du président américain Barack Obama, retenu par le « shutdown ».

Dans un communiqué commun, les 21 pays de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) se sont engagés mardi 8 octobre à prendre des mesures macro-économiques destinées à compenser le ralentissement de la croissance mondiale et la faiblesse du commerce international.

Faire face à un ralentissement de l’économie mondiale

« La croissance mondiale est trop faible, les risques d’une dégradation demeurent marqués, le commerce international s’affaiblit et le climat économique laisse penser que la croissance va probablement être plus lente et moins équilibrée que ce qu’il faudrait », ont expliqué les membres de l’APEC. Les perspectives économiques mondiales, publiées en juillet 2013 par le FMI, ont annoncé une croissance mondiale modérée, légèrement au-dessus de 3% en 2013, au même niveau qu’en 2012.

Cette situation s’explique par une demande intérieure plus faible et une croissance plus lente dans plusieurs grands pays émergents, ainsi que d’une récession plus prolongée dans la zone euro. Face à cela, les pays de l’APEC ont indiqué : « Nous mettrons en œuvre des mesures macro-économiques de façon prudente et responsable, afin de garantir que la croissance nous renforce mutuellement, de maintenir la stabilité économique et financière de la région et d’éviter les retombées négatives » .

Les leaders de l’APEC ont alors souhaité une accélération des réformes afin d’abolir les obstacles au commerce et améliorer la compétitivité. Ces 21 États membres représentant plus de la moitié de la richesse mondiale ont promis de « promouvoir une croissance durable » dans la région.

Le plus important accord de libre-échange

Ce Sommet est l’occasion pour 12 des 21 pays du forum de Coopération de l’Asie-Pacifique (APEC) de terminer les négociations autour de la zone de libre-échange trans-pacifique, appelé TPP. Ce Partenariat transpacifique (TPP) est l’un des plus importants accords de libre-échange. Satisfaits, les Américains ont pu obtenir tout ce qu’ils désiraient, sauf l’Acta (accord commercial anti-contrefaçon), devenu un traité, a expliqué le Canadien Dan Campbell, co-président du Conseil de coopération de l’économie pacifique.

Ce dernier a indiqué que « le TPP va être un accord très moderne. Cet accord va au-delà des biens et des services, il régule des domaines comme la propriété intellectuelle, les investissements... Les investisseurs étrangers, par exemple, pourront bénéficier de ce qu’on appellera le "traitement national", c’est-à-dire qu’ils seront traités de la même façon que les entreprises du pays » . Une manne considérable pour les pays occidentaux qui pourront profiter des marchés asiatiques, dont le nombre de consommateurs croît.

Il s’agit là de la raison pour laquelle Pékin n’a pas tenu à participer à ce TPP. Avec un marché de plus de 1 milliard de consommateurs, permettre aux entreprises occidentales de s’installer en Chine pourrait entrainer l’effondrement de nombreuses entreprises, et notamment d’entreprises d’État, acteurs fondamentaux dans l’économie chinoise. D’autant plus que le rééquilibrage économique de la Chine se concentre sur la consommation intérieure pour faire face aux diminutions des exportations.

Céline Tabou


Kanalreunion.com