Droits humains

« Les taux de chômage régionaux ont varié de 2,7% dans les régions de Zeeland et de Bolzano/Bozen à 28,9% dans celle de La Réunion »

Le communiqué d’Eurostat sur le chômage dans l’Europe des 27 en 2010

Témoignages.re / 28 novembre 2011

En 2010, les taux de chômage régionaux présentaient de fortes disparités dans l’UE27, les taux les plus bas étant enregistrés dans les régions de Zeeland aux Pays-Bas et de Bolzano/Bozen en Italie (2,7% chacun) ainsi que dans celles du Tyrol (2,8%) et de Salzburg (2,9%) en Autriche, et les taux les plus élevés étant relevés dans le département français d’outre-mer de La Réunion (28,9%) et les régions des Canaries (28,7%) et d’Andalousie (28,0%) en Espagne. Entre 2009 et 2010, le taux de chômage a augmenté dans près des deux-tiers des 271 régions NUTS 2 de l’UE27.
Parmi ces régions, 32 avaient un taux de chômage égal ou inférieur à 4,8% en 2010, soit la moitié de la moyenne de l’UE27. Elles incluaient huit régions des Pays-Bas, huit régions sur neuf d’Autriche, sept d’Allemagne, trois d’Italie, deux de Belgique, et une région de République tchèque, de Roumanie et du Royaume-Uni, ainsi que le Luxembourg. À l’autre extrême, treize régions enregistraient un taux égal ou supérieur à 19,2%, soit le double de celui de l’UE27. Elles comprenaient neuf régions d’Espagne et les quatre départements français d’outre-mer. Ces données sur le chômage régional, établies sur la base de l’enquête communautaire sur les forces de travail, sont publiées par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.

Les taux de chômage des femmes ont varié de 2,5% dans la région du Tyrol à 31,9% dans celle de Melilla
Dans l’UE27 en 2010, le taux de chômage tant des hommes que des femmes se situait à 9,6%. Cette similitude se retrouvait également au niveau régional, le taux de chômage des femmes étant supérieur à celui des hommes dans 131 régions, le taux de chômage des hommes étant supérieur à celui des femmes dans 128 régions, et les taux étant identiques dans 7 régions. En 2010, le taux de chômage des femmes variait de 2,5% dans la région du Tyrol en Autriche à 31,9% dans celle de Mellila en Espagne, tandis que celui des hommes s’échelonnait de 2,3% dans la région de Bolzano/Bozen en Italie à 29,2% dans celle des Canaries en Espagne.

Les taux de chômage des jeunes ont varié de 5,1% dans la région d’Oberbayern à 60,2% dans celle de Ceuta

Les disparités régionales sont très marquées en ce qui concerne le taux de chômage des jeunes. Dans l’UE27 en 2010, les plus faibles taux de chômage des jeunes ont été relevés dans les régions allemandes d’Oberbayern (5,1%), de Freiburg (5,4%) et de Schwaben (5,5%), et les plus élevés dans la région de Ceuta (60,2%) en Espagne et dans les départements français d’outre-mer de la Martinique (59,0%), de la Guadeloupe (55,1%) et de La Réunion (54,7%). Dans plus des trois quarts des régions de l’UE27, le taux de chômage des jeunes était au moins deux fois plus élevé que le taux de chômage total.

La part du chômage de longue durée a varié de 5,0% dans la région de Bucureşti-llfov à 78,8% en Guadeloupe

La part du chômage de longue durée, qui correspond au pourcentage des chômeurs étant sans emploi depuis 12 mois et plus, variait fortement selon les régions. Dans l’UE27 en 2010, les plus faibles parts du chômage de longue durée ont été enregistrées dans les régions de Bucureşti-IIfov (5,0%) en Roumanie, de North Eastern Scotland (14,0%) au Royaume-Uni, d’Övre Norrland (14,6%) en Suède et de Notio Aigaio (14,8%) en Grèce, et les plus élevées dans les départements français d’outre-Mer de Guadeloupe (78,8%), de Guyane (73,6%) et de Martinique (70,4%). Dans 43 régions, plus de la moitié des chômeurs étaient sans emploi depuis au moins 12 mois.


La définition du chômage pour Eurostat

Le taux de chômage est défini comme le pourcentage des personnes sans emploi dans la population économiquement active.
Suivant les recommandations de l’Organisation internationale du travail, une personne est considérée au chômage si les trois conditions suivantes sont réunies :

- il ou elle est sans travail durant la semaine de référence de l’enquête ;

- il ou elle est disponible pour travailler, en mesure d’assumer un emploi dans un délai de deux semaines ;

- il ou elle a activement recherché du travail au cours des quatre dernières semaines écoulées.


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