Droits humains

Non au racisme à La Réunion : acte inadmissible de Pardon

Levée de bouclier après la diffusion de T-Shirts ridiculisant les Réunionnais

Témoignages.re / 16 septembre 2014

Arrêtez de tourner en dérision les Réunionnais. Car si Pardon était en France, il n’aurait jamais osé imprimer sur des T-Shirts des propos traitant les Français comme il traite les Réunionnais à La Réunion.

Lundi, la rentrée des élèves de l’école de Grand Fond a une nouvelle fois montré la fragilité de notre société. Suit à la fermeture de l’école pour des raisons de sécurité, une partie des enfants suivent leurs cours dans une école de Saint-Gilles les Hauts. Au moment de la rentrée, des parents de l’Ecole Frappier de Montbenoit ont cadenassé la grille. Ils ne comprennent pas pourquoi les élèves de Grand Fond peuvent suivre le Cours moyen dans cette école alors que les enfants du quartier ayant le même âge doivent aller dans une école plus éloignée.

La tension a monté entre des parents salariés et d’autres. Selon la presse, des propos racistes ont failli être échangés, des parents de Grand Fond accusant ceux de Saint-Gilles les Hauts de n’avoir rien d’autre à faire de la journée que bloquer un barreau. Un accord a pu être trouvé avec la municipalité et le calme est revenu.

Ce fait permet de situer la vigoureuse riposte suivant la vente par Pardon de T-Shirts véhiculant une nouvelle fois des propos racistes. Le CRAN et Rasine Kaf ont choisi de soutenir une action en justice contre le patron de cette entreprise, « pour la création et l’impression de ces tee-shirts plus que douteux sur lesquels sont fichés des mots identifiants les composantes culturelles de La Réunion racolées à la sauce Pardon pour former une nouvelle appellation disqualifiante qui frise la haine et le racisme envers notre population ».

Ce qui a été commis est en effet inadmissible. Jamais le Pardon n’aurait écrit de telles choses s’il était en France ou en Europe. De plus, il est coutumier du fait et utilise ce type de coup médiatique pour un objectif commercial.
Juste avant cet acte de racisme ordinaire, la dernière opération était d’exploiter l’enlèvement de 200 Nigérianes par Boko Haram.

Un T-Shirt de circonstance a été produit, et 2.000 euros tirés des bénéfices versés à l’UFR. Tout le monde s’est alors interrogé sur ce qu’a fait la présidente de l’UFR pour obtenir la libération des prisonnières de Boko Haram. Cela fait que la présidente de l’UFR est sortie ridiculisée de cette opération, car il est difficile de croire que les 2.000 euros versés par Pardon servent à financer des actions pour libérer les jeunes filles enlevées par Boko Haram !
Il faut donc arrêter de tourner en dérision les Réunionnais.


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