Droits humains

« Nous voulons rétablir la vérité »

Le collectif “Non au racisme ! Respekt a nou !”

Témoignages.re / 13 septembre 2010

Notre collectif réagit aux attaques, diffamations et insultes dont il fait l’objet, et à la surenchère de propos racistes qui ont pu être déversés sur un certain blog connu ainsi que sur celui de M. C…, le professeur mis en cause.

Le collectif collectif “Non au racisme ! Respekt a nou !” demande la révocation du professeur qui a déclaré : « Je suis blanc et, de toute façon, ici, c’est tous des nègres et toutes des p…, c’est comme cela qu’il faut faire » parce qu’aucun parent ne voudrait que son enfant ait à faire à cet individu.
Afin de rétablir la vérité, M. C… n’a reçu, à ce jour, aucune sanction pour les propos et insultes racistes qu’il a proférés en juin dernier au cours d’une procédure judiciaire pour s’expliquer sur les chefs d’accusation d’agressions sexuelles dont il faisait l’objet : « Je suis blanc et, de toute façon, ici, c’est tous des nègres et toutes des p…., c’est comme cela qu’il faut faire ».
M. Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, informé de ces faits, en a mesuré toute la gravité. Il a aussitôt saisi M. Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, pour l’alerter sur le « comportement inacceptable » de ce professeur. Le 8 juillet dernier, le ministre de l’Éducation nationale a demandé au Rectorat de La Réunion d’engager une procédure disciplinaire à l’encontre de M. C… « qui pourra, au vu des faits, aboutir à sa révocation définitive ».

« Ces faits viennent alourdir le dossier « C… » »

M. C… a, en outre, un lourd passif judiciaire : agressions verbales envers certains de ses élèves et collègues féminines, étude d’un texte à caractère pornographique et violent à des élèves de seconde… Sans parler des aveux faits lors de cette procédure et relatés par lui-même sur son blog d’autres agressions sexuelles qu’il a pu commettre par le passé dans d’autres Départements d’outre-mer, où les femmes étant pour lui des nègres et donc des p… (« vénales » dit-il sur son blog), en tant qu’homme blanc il s’arrogeait le droit de les attoucher. D’autres parents d’élèves qui ont eu à faire à ce professeur ont réagi vivement sur ces blogs qui tentent de minimiser la gravité du comportement de M. C… : ils ont exprimé leur indignation quant au comportement choquant et inadmissible de ce professeur en cours vis-à-vis de ses élèves. Ces faits viennent alourdir le dossier « C… ».
Notre collectif demande à ce que, conformément à ce qu’a demandé le ministre de l’Éducation nationale, la procédure disciplinaire enclenchée à l’encontre de ce professeur aboutisse à la révocation. Ce professeur jette un discrédit incontestable sur l’Éducation nationale. Comment peut-il continuer à enseigner à ceux-là mêmes qu’il considère comme « nègres » et « putes » ? Les parents d’élèves ne peuvent pas le concevoir, les citoyens que nous sommes ne peuvent rester passifs lorsqu’un membre du corps enseignant de l’Éducation nationale bat aussi ouvertement en brèche les valeurs premières de l’école républicaine : égalité, respect, tolérance, fraternité. Il s’agit là d’un choix fondamental de société dont dépendra la cohésion de notre société de demain.

« Nous défendons l’égalité des cultures, l’égalité de chacun dans la dignité »

Non, personne n’a envie que son enfant ait pour enseignant un individu qui pense qu’il peut attoucher des jeunes femmes parce qu’elles ont la peau colorée.
Notre collectif est composé de femmes et d’hommes de toutes origines. Nous condamnons toute forme de racisme et de discrimination. Nous défendons l’égalité des cultures, l’égalité de chacun dans la dignité et dans le droit au respect, et ce, quels que soient le sexe, l’origine ou la communauté ethnique ou religieuse.
Aussi aimerions-nous réagir aux propos « chocs » tenus par ledit professeur sur différents blogs et notamment sur le sien. Ces propos méritent d’être sus de tous. Ils sont relatés ci-dessous :
« ces propos ont été tenus devant les gendarmes et non dans le prétoire ». Il reconnaît avoir tenu ces propos. Il poursuit : « Mais quelque chose ne colle pas puisque la victime est métropolitaine ! Non mais je rêve : est-elle blanche ou noire cette Isabelle R.? Dans le pire des cas, je n’ai insulté personne ! ».
M. C… nous confirme ici que les seules personnes visées par ses insultes sont les personnes à peau noire et non les « métropolitain(e)s ».
« Il en résulte qu’une presse aux abois, (…) qui tente de susciter l’affect le plus bas des Réunionnais, à savoir le racisme anti-métro »
.
Et voilà qu’après p… et nègres, il insulte les journalistes et traite les Réunionnais de racistes…
« Ma bière terminée je me dirige vers mon scooter et me retrouve entouré de gendarmes qui me demandent de me diriger dans leur camionnette. On m’interroge sur mes pratiques sexuelles, innocent j’avoue en effet une main aux fesses d’une serveuse d’un bar de Mayotte d’où je venais de partir en juin 2007 ».
M. C… était suffisamment connu des services de police pour qu’on l’interroge, et suffisamment coupable pour avouer d’emblée l’un de ses nombreux rapports malsains au sexe.

« Nous ne défendons pas une communauté ethnique au détriment d’une autre »

« S’en suit une discussion houleuse avec les gendarmes au cours de laquelle j’ai dû faire part de mes certitudes concernant la vénalité des femmes de Mayotte (et non des Réunionnaises que je ne connaissais pas alors), l’alcool et la colère auront fait le reste. Pas de quoi fouetter un chat à mon sens ». Depuis quand une bière (comme il l’indique lui-même plus haut) peut-elle saouler un homme au point d’en arriver à proférer de telles injures raciales ? Comment peut-il penser que cela change quelque chose qu’il ait insulté des femmes mahoraises et non des réunionnaises ? Contrairement à ses diffamations, nous ne défendons pas une communauté ethnique au détriment d’une autre, nous ne cherchons pas à stigmatiser une catégorie de personnes, nous défendons l’égalité de chacun dans la dignité et le droit au respect. Le fait d’avoir insulté les femmes mahoraises ne fait pas de M. C… quelqu’un de moins raciste. Nous sommes tous égaux et sommes heureux de l’apprendre à M. C…, cela prouve encore une fois que notre collectif a bien une raison d’être. D’autre part, lorsque M. C… déclare : « Je suis blanc et, de toute façon, ici, c’est tous des nègres et toutes des putes, c’est comme cela qu’il faut faire », il nous semble bien qu’il faisait allusion aux Réunionnaises et Réunionnais également.

« Accuser de racisme ceux-là mêmes qui dénoncent le racisme »

Quant aux propos diffamatoires : « Je ne suis que la ènième victime de “Zorey déor” ! » ou : « C’est de la récupération politique », ce sont là une bien pâle tentative d’essayer de minimiser la gravité de ses propos et de son comportement vis-à-vis de ceux qu’il considère comme « nègres » et donc « p… ». Accuser de racisme ceux-là mêmes qui dénoncent le racisme est une manière bien basse et bien vaine d’essayer d’inverser le délit, mais ce n’est pas M. C… la victime, ce sont celles et ceux qu’il a insultés et agressés sexuellement. Le lien de causalité qu’il établit entre l’insulte et l’origine et le sexe des personnes visées est un délit réprimé par le Code pénal. L’injure raciale envers un groupe de personnes déterminé en raison de leur origine ou de leur race et de leur sexe est punie par la loi du 29 juillet 1881, la loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme et la loi du 13 juillet 1990, dite loi “Gayssot” qui tend à réprimer tout propos raciste, qu’ils aient été tenus dans l’enceinte d’un tribunal ou non ; pour ce délit-là, il n’a pas été condamné. Non, M. C… n’est pas la victime. Pour répondre à sa mauvaise argumentation selon laquelle l’accusation de racisme ne peut être appliquée à un individu, nous proposons à M. C… d’aller en débattre avec les rédacteurs du Code pénal.

« La révocation aurait été l’aboutissement naturel de cette sinistre affaire dans n’importe quel Département de France »

Il a par ailleurs laissé entendre que les membres de la magistrature se solidarisent de lui : « Pour l’instant j’attends la tenue d’une commission paritaire qui se tiendra prochainement au Rectorat : cela signifie que je serai jugé par mes pairs (…). En cas de problème, je ferais appel d’une décision en ma défaveur auprès du Tribunal administratif. Le juge ne manquera pas de se rapprocher du juge Oget ou du “proc”. Auter et le tour sera joué » !
M. C… se rend-il bien compte que c’est l’impartialité des magistrats qu’il met ici en cause ? Mesure-t-il l’importance du caractère diffamatoire contenu dans ces propos ? À moins qu’il ne puisse en rapporter la preuve ? Ce qui nous étonnerait fort…
Ou encore : « S’agit-il d’un coup monté par quelqu’un (recteur, proviseur, Conseil municipal de Saint-Paul…), la suite de la diatribe médiatique tend à privilégier cette dernière hypothèse ».
Et que penser des propos diffamatoires tenus sur « un apprenti journaliste » pour reprendre ses termes ? : « un compte rendu totalement mensonger et calomnieux de l’audience dans “Le Journal de l’île” dans un éditorial de M. Y. Mont-Rouge », « Quid en conséquence du salaire de M. Mont Rouge ? Bien élevé en tout état de cause » !
Voilà la vérité. Tout ceci est inacceptable. La révocation aurait été l’aboutissement naturel de cette sinistre affaire dans n’importe quel Département de France et doit l’être également à La Réunion. Nous disons non au racisme dans l’Éducation nationale !

Le collectif “Non au racisme et aux discriminations ! Respekt a nou !” 



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Messages






  • M.Copy,le fait d’être un "métro" vous donne-t-il le droit d’être un français intouchable ?

    Faut-t-il penser que dans votre raisonnement que la Réunion n’est pas française puisque pas sur le territoire héxagonal ?

    Où alors, que tous les réunionnais ne sont pas français puisque hors de France (HDF) ?

    Où alors, comme la Réunion c’est la France, votre titre de "métro" vous donnerait la priorité sur tout, de par, ou grâce ou avec la Loi.

    Vos écrits entrainent la double peine, puisque vous persistez et signez. " Comment me mettre à la porte à la Réunion alors que je suis métro, cela me condamnerait à rester ici alors qu’on m’y déteste, ce serait totalement illogique."

    Il n’y a que la révocation qui serait logique car vous touchez aux 3 valeurs de la République :
    — -La Liberté : vous me traitez de communiste ou de PCR parce que vos propos ont le droit d’être proférer librement.
    — -L’Egalité : parce que vous ètes « métro », vos propos ne sont pas punissables.
    — -La Fraternité : parce que vous utilisez La Loi, pour déterminer votre supériorité sur votre frère nègre >> « NON MOUNOIR MI PEUT PAS LAISSE A OU FAIRE SA »

    C’est bien vous qui l’avait écrit ça, n’allez-vous pas me dire maintenant qu’un verre de rhum vous est monté à la tête et vous fit gagner la "sarkozite" maladie contre les R.O.M.s et que pour vous un R.O.M. c’est un Réunionnais d’Outre Mer.

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  • se genre de personnage se crois tous permis,c’est un arriviste suivi d’un raciste stupide qui n’a rien à faire dans l’éducation de nos enfants , si se net de leurs donné un très mauvais visage de l’homme , je ne comprend pas qu’il soit toujours à son poste ! comment la loi ! peut elle laissé un tel individu capable de touché moralement et physiquement des enfants ou adultes , sous couvert d’une autorité quel contre ,cela me dépasse.se monsieur se crois intouchable en outre mer car il est blanc ? quelle belle mentalité que la sienne ,grâce au ciel mes enfants n’ont plus à faire , avec se genre de personnage qui avec moi aurais pris des claques dans la figure ,je suis triste pour les familles qui on et subissent de plein fouet le racisme et l’ intolérance (je ne sais pas comment qualifier cet homme) .je suis blanche et alors cela ne me rend pas meilleure que mon voisin noir ou jaune ,on a tellement à apprendre l’un de l’autre ,et c’est si beau ,un tel personnage n’a rien à foutre à la réunion ni ailleurs,qu’il reste avec des blancs comme lui.

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  • mou-noir, mon noir !!! il fait bon de pouvoir être entendu et défendu par un frère de La Réunion,

    Andrun, merci de revoir la copie de ce triste individu. j’espère que le collectif Respect anou continue à agir et que le résultat escompté ne se fera pas trop attendre... au nom de la Liberté, Fraternité, Egalité.

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  • Merci Mme de Maintenon pour votre soutien, Copy a ouvert un blog pour sa défense, le collectif Non au racisme Respect anou est sur facebook et il a obtenu déjà l’encouragement dans son action de la part de plus de 2300 personnes, d’origine les plus diverses.
    là au moins il n’y a pas photo, Mr "foto-Copy".

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