Droits humains

ONU : #MeToo découle de l’impunité et de la culture du silence

Mobilisation contre le harcèlement sexuel

Témoignages.re / 24 octobre 2017

Une indifférence désinvolte face au harcèlement sexuel est inacceptable, a affirmé la directrice de l’entité des Nations Unies mandatée pour promouvoir l’égalité entre les sexes, en invitant les hommes et les femmes à changer leurs réactions aux agressions sexuelles.

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Dans un article d’opinion, Phumzile Mlambo-Ngcuka, Secrétaire Générale adjointe des Nations Unies et directrice exécutive d’ONU FEMMES, a souligné « la douleur et la colère » de plus d’un million de personnes qui ont posté #MeToo, la semaine dernière, sur les réseaux sociaux, indique un communiqué de l’ONU publié vendredi.

« Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, alors que les femmes s’encouragent mutuellement et que des hommes se joignent à leurs témoignages pour reconnaître leur rôle, est une validation de l’importance de s’exprimer », a déclaré Mme Mlambo-Ngcuka dans l’article publié sur le site d’ONU-FEMMES.

Elle ajouté : « Nous constatons également la force du nombre d’expériences individuelles cumulées qui restent cachées ».

Le hashtag #MeToo lancé par Tarana Burke, une activiste new-yorkaise militant pour les droits des femmes de couleur, est devenu célèbre quand l’actrice, Alyssa Milano, a repris le message en demandant aux victimes d’abus sexuels de le faire également.

L’ampleur des réactions montre « à quel point les choses vont mal quand certains peuvent agir en toute impunité dans la culture du silence » et invite les hommes bien » à s’exprimer et ne pas rester de simples spectateurs ».