Droits humains

Propositions pour nourrir un million d’habitants

Témoignages.re / 22 août 2011

Voici les propositions présentées lors du Festival International de la Jeunesse Réunionnaise le 14 juillet dernier à Saint-Louis, elles constituent une part de la contribution réunionnaise à l’Année Internationale de la Jeunesse.

De la production locale existante


- Dresser un bilan des terres disponibles, tant pour l’agriculture que pour l’élevage.

- Mettre en place des mesures de protection des terres disponibles.

- Soutenir, encourager, développer les filières qui répondent aux besoins vitaux de la société réunionnaise.

- Mettre en place une stratégie de localisation des terres disponibles afin de définir les différentes cultures possibles.

- Favoriser la démultiplication des espaces de cultures sur tout le territoire.


Des filières à développer

Le domaine de la pêche et de l’aquaculture, fortement soutenu par l’Union européenne à travers la Politique Agricole Commune.

- Mise en place de centres de formations destinés aux métiers de la mer ainsi que l’anticipation de l’ensemble des métiers pouvant y être rattachés, cela va de la confection du bateau au produit fini.

- La qualité des produits locaux devra être améliorée en terme de packaging, de production, qu’il s’agisse des produits biologiques, du respect de l’environnement ou encore des conditions de travail décentes dans lesquelles ces produits ont été réalisés, afin de faire face à la concurrence.

- La recherche et l’innovation doivent être soutenues afin d’apporter une rentabilité aux produits créés à La Réunion.

- Inciter aux gestes durables chez les agriculteurs.

- Développer l’agriculture dans l’Ouest de l’île, notamment depuis la fin du chantier de basculement des eaux.


Du co-développement

Trouver des besoins communs entre chaque pays de la zone océan Indien et du monde.


- Définir les denrées que nous pouvons trouver dans les pays de la zone océan Indien (viande et fruits en Afrique du Sud, terres cultivables à Madagascar).

- Etablir des accords de partenariats sur la base d’un fournisseur de denrées en échange d’un investissement réunionnais quant aux installations nécessaires à la culture mais aussi en échange de savoir faire technologiques et innovants.


De la consommation de la population

Accentuer la promotion des produits locaux par différents dispositifs telles que la création de labels, des campagnes d’information expliquant l’importance de consommer local et donner la priorité sur les publicités aux produits locaux.

- Création d’un réseau parallèle de consommation où les producteurs et les consommateurs soient en contact direct. Au delà de renforcer les liens, cela permet de rester fidèle au principe de proximité entre les personnes résidentes à La Réunion.

- Favoriser la consommation des produits locaux dans les restaurations communes qui elles-mêmes doivent être encouragées.

- Encourager la mise en place de potagers, individuels ou communs, afin de permettre à chacun de cultiver quelques denrées et de soutenir la solidarité entre les habitants.

La mise en place d’un principe de potager commun peut permettre aux personnes en recherche d’emplois, mais qui ne souhaitent pas rester sans rien faire de souscrire à une activité d’intérêt général et de revalorisation.


Divers


- Le prix de fabrication d’un produit doit être connu de tous.

- Désalinisation de l’eau de mer pour l’arrosage agricole et privé.

- Un point mensuel sur l’évolution des prix dans un langage populaire doit être fait, ainsi que l’estimation d’un ensemble de produits considérés comme de première nécessité.

Fixer un prix de référence à ne pas dépasser, permettrait en cas de crise d’entraîner le gel des prix au seuil maximal indiqué.

- La distribution de bons alimentaires doit être encouragée et faite en cas de grande précarité. Celle ci doit être mieux encadrée.

- Valoriser et développer l’éducation à la gestion d’un budget au sein des foyers.

- Les bons alimentaires ne devront plus être gérés par les CCAS, mais des délégations pourraient être données à des banques alimentaires ou à des associations sous le concept d’“épicerie sociale”.

- L’importation et la consommation des produits à haute valeur nutritionnelle doivent être favorisées, à la fois par des étiquetages adéquats, accompagnés par des campagnes de sensibilisation sur le sujet.

- Le coût de transport des marchandises alimentaires doit être défini

- Un effort doit être fait pour réduire les transports polluants, et en ce qui concerne la facture carburants.


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