Droits humains

Soutien des associations envers Simone Yee Chong Tchi Kan

Lutte pour l’emploi

Témoignages.re / 4 mars 2013

À la veille de la décision de justice contre Simone Yee Chong Tchi Kan, de nombreuses associations réitèrent leur soutien à cette dernière. Soutenu par « Femmes Solidaires pour l’Emploi » et « Déclic Solidarité de Trois-Bassins », Simone Yee Chong Tchi Kan sera fixée le 5 mars. La plainte intervient dans un climat social tendu et fait suite à un dossier complexe sur l’emploi de treize femmes. Rappel des faits.

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Lors de l’audience au tribunal, soutien de femmes à la cause de Simone Yee Chong Tchi Kan.

Après avoir sollicité le Conseil général afin de créer un atelier d’art créatif, l’association « Déclic Solidarité Krénos » a soumis une demande de prise en charge du résiduel des recrutements CAE-CUI pour une durée de 6 mois. Cette demande est approuvée en août 2011, par la présidente du Conseil général qui décide de financer le résiduel de salaire des personnels en contrat CAE-CUI dans le cadre du projet associatif.

Le 13 octobre 2011, 13 bénéficiaires éligibles via l’ADI et 2 autres via Pôle emploi sont retenus pour participer à l’atelier d’art créatif. En partenarial avec l’Antenne Ouest de l’Agence départementale d’insertion (ADI) de Saint-Gilles les hauts, l’association établit des conventions individuelles puis les transmet pour co-signature des partenaires. Les bénéficiaires du Pôle emploi parviennent à avoir leurs contrats, cependant, les 13 bénéficiaires du RSA éligibles auprès de l’ADI ne peuvent obtenir de contrat.

Après avoir interpellé les médias et les responsables politiques, les 13 contrats restent bloquer. Pour Simone Yee Chong Tchi-Kan « quelqu’un s’est mis à travers de la décision en bloquant les contrats de ces mères de famille. Aujourd’hui les femmes n’ont pas encore de contrat. Et qu’est-ce que l’on fait ? On porte plainte contre moi » !

Simone Yee Chong Tchi Kan apprend dans la presse que les contrats avaient été transférés à une autre association, domiciliée aux Avirons. Face à cette situation et aux difficultés des 13 femmes, dont certaines en fin de droit, Simone Yee Chong Tchi Kan et deux autres personnes décident de « posent publiquement des interrogations au sujet de la mairie dans ce dossier. Elle est la seule à être attaquée en diffamation (…) Pourquoi elle ? Les femmes ont été pénalisées une première fois, ne les pénalisons pas une deuxième fois » , ont fustigé les membres de l’association « Déclic Solidarité de Trois-Bassins ». De son côté, l’association « Femmes solidaires pour l’emploi », dénonce « l’injustice portée contre Simone » et apporte « tout notre soutien à Simone » .

Les conséquences de ces manœuvres anti-démocratiques font que les 2 hommes, dépendant du Pôle Emploi, ont pu obtenir leurs contrats sans difficulté. Ce n’est pas le cas pour les 13 femmes ! Dans le contexte du débat sur les emplois aidés, cette discrimination est ressentie comme une insulte envers les femmes réunionnaises. À la veille du 8 mars, date de célébration de la Journée de la Femme, un acte de justice serait de libérer Simone Yee Chong Tchi Kan des charges qui l’accable. Les magistrats ont autre chose à faire que d’encourager le comportement de ceux et celles qui se sont attaqués à l’emploi des femmes. Des seules femmes !


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