Droits humains

Un bateau de 500 passagers fait naufrage

Drame de l’émigration

Témoignages.re / 4 octobre 2013

Hier matin au large des côtes d’Italie, un bateau chargé d’émigrants partis de Libye a fait naufrage. Face à l’ampleur de la tragédie, le gouvernement italien a décrété le deuil national. Des migrants sont contraints de traverser la Méditerranée sur des bateaux sans sécurité parce que les gouvernements européens leur refusent le libre passage. Ce drame renvoie à celui des kwassa-kwassa. Voici un compte-rendu de cet événement selon RFI.

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En Italie, une telle tragédie n’est jamais arrivée.

Un navire en provenance de Libye transportant 450 à 500 migrants, dont une majorité de Somaliens et d’Érythréens, a fait naufrage ce jeudi 3 octobre au large de Lampedusa. Le bilan est pour l’instant de 133 morts, après la découverte dans l’après-midi de 40 corps supplémentaires sous l’épave.
Des femmes et « plusieurs enfants en bas âge » figurent parmi les victimes, selon les services de secours. Le bilan risque de s’alourdir, et l’Italie a d’ores et déjà annoncé qu’un deuil national va être proclamé.
« 151 personnes qui ont pu être repêchées » vivantes, a précisé Angelino Alfano, évoquant « un drame européen, pas seulement italien ». Un premier chiffre, diffusé dans la matinée, faisait état de 163 rescapés. Une responsable des garde-côtes italiens, Floriana Segreto, a confirmé que les opérations de secours se poursuivaient, ce jeudi en début d’après-midi.
L’embarcation, longue d’environ de 15 mètres, est partie des côtes libyennes avec environ 500 passagers à bord. Elle s’est trouvée en difficulté au large de la toute petite île des Lapins, plus proche des côtes nord-africaines que de la Sicile. Mais les migrants à bord du bateau n’ont pas réussi à joindre, avec leurs téléphones mobiles, les garde-côtes italiens. Pour lancer un SOS, ils auraient allumé un feu qui aurait provoqué un incendie et le bateau se serait ensuite retourné.
La maire de l’île de Lampedusa, Giusi Nicolini, a expliqué : « Il faut que les caméras de télévision viennent ici, montrent les cadavres, sinon, c’est comme si ces tragédies n’existaient pas », a-t-elle également déclaré.
« C’est une horreur, une horreur. Ils n’arrêtent pas d’apporter des corps », a-t-elle déclaré à l’agence italienne Ansa.

« Honte aux dirigeants de ce monde »

• « Ce drame est une honte, une honte des dirigeants des pays concernés, une honte de la Communauté Internationale, une honte des dirigeants de ce Monde », déclare Samuel Mouen, Délégué du Mouvement International des Indignés Réunion-Mayotte, qui « plaide pour l’accès universel à la nourriture, à la santé, à l’éducation pour tous ».


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