Droits humains

Un logement dans la journée ?

Maxime Gonzague Dalleau

Jean Fabrice Nativel / 16 mai 2012

En nous mobilisant, Maxime Gonzague Dalleau peut aujourd’hui même accéder à un logement digne.

Habiteriez-vous des détritus ? Non, suppose-t-on. C’est pareil pour Maxime Gonzague Dalleau. Ce gramoun de 70 ans vit depuis 2011 sous un toit de bâche au 42 de la rue Saint-Philippe à Saint-Denis (non loin de l’association Saint-François d’Assises – Boulevard Sud). Au milieu des détritus sont disposés ces abris de fortune. Cette situation, on la qualifie d’injuste. Et on tient à la porter à la connaissance des Réunionnaises et Réunionnais.

Cela a dû être terrible, en particulier la nuit de lundi, pour cet ancien coupeur de cannes de la propriété De Palmas à Moka Sainte-Marie. Une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale. Fort heureusement, il s’est trouvé peu trempé au petit matin. Des âmes généreuses le secourent, car il est sans ressource. Certaines lui donnent un repas. D’autres lui procurent des vêtements. Devant une supérette, il récolte de la monnaie. S’il rencontre un ami, une discussion animée s’en suit.

Le social : une haute mission

Est-ce le destin d’un homme ou d’une femme que de vivre en pleins déchets ? Non. C’est pourquoi on sollicite ceux qui sont aux commandes des associations d’aides aux personnes et les pouvoirs publics d’intervenir afin qu’aujourd’hui même, Maxime Gonzague Dalleau et les autres personnes sans toit puissent disposer d’un véritable logement. Finis les beaux discours ! Faire du social ne doit pas être qu’un slogan, mais une haute mission.

Evoquer cette situation va très certainement déranger des individus. Cela nous est égal. Plus on cache la réalité, plus on s’enfonce. L’important est de dévoiler le quotidien difficile des citoyens. C’est bien là le rôle d’un journaliste.

Jean-Fabrice Nativel


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