Droits humains

« Un système économique mondial juste, participatif et solidaire »

Les revendications de la Marche mondiale des femmes

Témoignages.re / 6 mars 2013

Depuis samedi dernier, "Témoignages" prépare la célébration du 8 Mars, la traditionnelle Journée internationale des Femmes. À cette fin, nous avons d’abord publié une page sur la "Déclaration de la Marche mondiale des femmes", avec un appel à la mobilisation lancé par le Secrétariat international de la Marche mondiale des femmes (1).
Ensuite, est parue lundi la première partie d’un texte de cette instance sur les revendications pour la défense des droits des femmes en ce qui concerne « la mise en place par tous les États d’une loi-cadre et de stratégies visant l’élimination de la pauvreté ». Et hier a été publiée une seconde partie de ce texte, qui nous dit comment « éliminer la violence envers les femmes ».
Pour terminer cette série d’articles, voici un extrait de ce document qui concerne la cause des femmes sur le plan économique ; et en encadré, un autre extrait, qui évoque le combat pour le droit des femmes sur le plan juridique. Les intertitres sont de "Témoignages".

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Il faut « redéfinir les règles d’un nouveau système financier mondial axé sur une répartition juste et équitable des richesses de la planète, sur la justice sociale et l’amélioration du bien-être de la population mondiale, en particulier pour les femmes qui en constituent plus de la moitié ».
(photo Toniox)

« La Marche mondiale entend contribuer à mettre en place un système économique mondial juste, participatif et solidaire. Elle met donc de l’avant une revendication plus structurelle, à savoir un Conseil pour la sécurité économique et financière chargé :
• de redéfinir les règles d’un nouveau système financier mondial axé sur une répartition juste et équitable des richesses de la planète, sur la justice sociale et l’amélioration du bien-être de la population mondiale, en particulier pour les femmes qui en constituent plus de la moitié ;
• d’exercer un contrôle politique des marchés financiers ;
• de les "désarmer", les empêchant ainsi de mettre à mal les sociétés et de créer systématiquement de l’instabilité, de l’insécurité et de l’inégalité ;
• d’assurer une véritable régulation et une surveillance des organisations à vocation économique, financière et commerciale ;
• d’exercer un contrôle démocratique sur les échanges commerciaux ou, en d’autres termes, d’appliquer la "tolérance zéro" envers la criminalisation de l’économie.

Des balises incontournables

La composition de ce Conseil n’est certes pas arrêtée et doit faire l’objet d’un débat au niveau international.
Mais la Marche a tenu à indiquer quelques grandes balises incontournables : ainsi, la composition du Conseil doit inclure des représentant(e)s de la société civile (des ONG, des syndicats, etc.), assurer la parité hommes-femmes et la parité entre pays du Nord et pays du Sud.

Redistribuer la richesse

Parmi les conditions de réalisation, la Marche revendique immédiatement :
• l’élimination de tous les paradis fiscaux (ils sont au nombre d’environ une quarantaine, dont Gibraltar, les Iles Caïmans, le Liechtenstein, etc.), dont l’existence même constitue une forme de vol légalisé en permettant à des financiers, des entreprises, des dirigeants politiques, etc. de cacher "leur" argent et de le soustraire ainsi aux taxes, lois, réglementations des États ;
• la fin du secret bancaire, pratique anti-démocratique qui constitue également une autre forme de vol légalisé ;
• la redistribution de la richesse actuellement monopolisée par les sept pays industrialisés les plus riches ».

(1) Secrétariat international de la Marche mondiale des femmes, 
Rua Ministro Costa e Silva, 36 Pinheiros São Paulo SP Brésil - Code postal : 05417-080 
Tel. +55 11 3032-3243 • Fax : +55 11 3032-3239 • info@marchemondiale.org • Voir en ligne : www.marchemondialedesfemmes.org

Au niveau juridique

Pour un « fonctionnement démocratique

et autonome des États Nations »

« La Marche mondiale considère l’élimination de la pauvreté non pas simplement comme un objectif à atteindre, mais comme un droit à mettre en application immédiatement.

D’où la revendication d’un protocole pour l’application du Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Que soient levés les embargos et les blocus décrétés par les grandes puissances à l’égard de plusieurs pays et qui affectent principalement les femmes et les enfants.

Réaffirmer notre engagement pour la paix et la protection du fonctionnement démocratique et autonome des États Nations


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