Droits humains

Une employée sort du silence !

Victime de harcèlement

Jean Fabrice Nativel / 4 avril 2012

Quand, on traverse une situation délicate, en parler reste difficile. Nadine après plusieurs sollicitations a réfléchi et décidé de se confier sur le harcèlement qu’elle vit au bureau.

Avec angoisse depuis quelques mois Nadine gagne son travail ! « Du jour au lendemain, ma vie au bureau est devenue infernale », explique-t-elle. Et de nous éclairer « un de mes collègues me harcèle ».

« Psychologiquement et physiquement, je me sens mal », constate-t-elle. De toute sa carrière, elle n’a jamais connu pareille situation. Encore moins au sein de cette entreprise où on l’emploie depuis « une dizaine d’années ».

Un des collègues

« Mon travail est apprécié de mes responsables et de mes collègues », confie-t-elle. Sauf que parmi l’un des « collègues » au masculin, « les relations se dégradent de jour après jour », regrette-t-elle.

« Il me dit d’effectuer telle ou telle chose », assure-t-elle. Or « il n’a pas à me donner d’ordre », dénonce-t-elle. Effectivement, il n’exerce aucun poste à responsabilité au sein de cette entreprise.

Des messages… ?

Il ne se contente de la « commander » ! Il va même jusqu’à lui transmettre des mails au contenu « coquin ». « Je les ai conservés sur mon ordinateur. Mais ils ont disparu », note-t-elle. Depuis plus de messages ambigus.

« Sa tactique évolue ». « Je me rends à notre espace causette, il se trouve toujours là ». « Je retourne à mon poste de travail, il est encore là ». « Cela m’agace ». « J’ai la gorge nouée, je tremble ».

Démasqué
Nadine n’ose évoquer cette situation. Certains “voisins” de bureau voient le méli-mélo. « Je leur ai répondu que tout se passe bien », explique. En effet, elle a peur qu’on lui dise « que c’est moi qui tourne autour de lui ».

En tout cas, « il le raconte », relève-t-elle. « Personne ne le croit », ajoute-t-elle. A son avis, il doit avoir une certaine influence sur elle. Car certaines d’entre eux — hommes et femmes — l’ont cru dans un premier temps pour ensuite découvrir la vérité. Elles ont pris leur distance.

Ce que vit Nadine n’est ni plus ni moins que du harcèlement.

L’alerte est donnée

Elle réfléchit à la suite à donner à cette expérience douloureuse. Le but est de mettre un terme à de tels comportements. On peut se demander kèl kalité boug, sa i lé ? Peut-être qu’il se croit intouchable ?

Elle a commencé à donner l’alerte à son responsable direct. « Il a été très étonné puisque cet homme est prévenant à l’égard de ses collègues », lui a-t-il expliqué.

« Mon responsable a confiance en moi. Il prend au sérieux cette affaire. En interne, des dispositions sont prises pour que cessent ces méprises », souligne-t-elle. Dans son travail est-elle la seule à être confrontée à lui ?

Du respect

Nadine est en fait sortie de son silence. « Je respecte les autres alors qu’on me respecte aussi », insiste-t-elle. C’est la moindre des choses. S’il est prouvé qu’il y a harcèlement, cette personne encourt des sanctions.

Combien de Nadine dans les bureaux se replient sur elles-mêmes ? Sont montrées du doigt ? Alors que le principal intéressé parade. A un moment donné, coûte que coûte, il est important de dire stop.

Ce n’est pas parce que l’on est un homme que l’on se croit tout permis. Si c’est ça être un homme et bien on est tombé bien bas. Pour Nadine, ses relations de bureau avec les hommes et les femmes se passent bien.

Il est vrai, quelquefois, des tensions surgissent. En personnes responsables, elles les règlent. Cette fois-ci, l’une d’entre elles est allée trop loin !

JFN

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