Logement

Des risques sur le logement social et intermédiaire

Le PCR inquiet pour le BTP

Céline Tabou / 23 octobre 2014

Maurice Gironcel a évoqué la “bourde” du gouvernement dans le secteur du logement social et intermédiaire à La Réunion, au cours de la conférence de presse du Parti Communiste Réunionnais.

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Alors que les besoins en logements sont très importants à La Réunion, le projet de budget 2015 n’en tient pas compte. Si rien ne bouge, la crise du BTP va s’aggraver.

Le secteur du logement social et intermédiaire « risque d’être sinistré », a assuré le secrétaire général du PCR Maurice Gironcel. Ce dernier a expliqué que « le logement social bénéficie de la défiscalisation », rappelant que « le PCR s’était battu pour obtenir ce dispositif qui supposait l’accord de Bruxelles ».

L’article 349 du Traité de Lisbonne permet au Conseil européen d’arrêter des mesures spécifiques, sur proposition de la Commission européenne et après consultation du Parlement européen. Le but est d’adapter certaines dispositions du traité ainsi que les politiques de l’UE aux caractéristiques et contraintes particulières des RUP, dont La Réunion, en raison de leur éloignement, leur insularité, leur climat, leur faible superficie et leur dépendance économique vis-à-vis d’un nombre limité de produits.

« Le logement a des droits spécifiques », or « le gouvernement a fait une erreur concernant le logement social en ne demandant pas de dérogation » à Bruxelles, qui pourrait refuser au nom de la concurrence dite libre et non faussée. Le refus de Bruxelles d’accorder cette dérogation au secteur du logement social dans les RUP, « c’est toute l’activité qui va être impacté ».

Maurice Gironcel a rappelé la demande faite par les professionnels du secteur, lors de la visite de François Hollande à La Réunion, « d’augmenter le plafond de la loi Duflot de 10.000 à 18.000 euros pour la défiscalisation ». Le chef de l’État avait approuvé cette demande, satisfaisant les professionnels. D’ailleurs, « les députés réunionnais s’étaient engagés à écrire un amendement et à le présenter. Mais lors des discussions à l’Assemblée nationale, aucun n’a défendu l’amendement car aucun n’était présent pour cela », a déploré Maurice Gironcel.

Pour ce dernier, « le coup de pouce attendu va être refusé, ce qui va être définitif », a-t-il assuré. Même si des débats sont lancés concernant ce secteur, « c’est Bercy qui a le dernier mot, on a tout lieu de s’inquiéter » a conclu le secrétaire général du PCR.


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