Logement

Logement social : 34 millions d’euros enlevés à la construction

Quel parlementaire réunionnais votera pour l’aggravation de la crise du logement ?

Témoignages.re / 7 octobre 2010

Dans un communiqué, le président de la Région Guadeloupe constate que le budget 2011 prévoit une diminution importante des crédits accordés à la construction de logements sociaux. La somme prévue par le gouvernement pour la construction de logements sociaux est en baisse de 34 millions d’euros. De plus, le droit à l’allocation logement est diminué. Comment un parlementaire représentant les Réunionnais pourrait-il voter pour des mesures aussi graves ?

Victorin Lurel, député et président du Conseil régional de la Guadeloupe, vice-président du groupe socialiste chargé de l’outre-mer dénonce une baisse de plus de 21 millions d’euros des crédits destinés au logement social outre-mer.
En effet, les crédits de paiement de la ligne budgétaire unique (LBU) passent de 216 millions d’euros à 195 millions d’euros dans le projet de budget de la ministre de l’Outre-mer qui s’est pourtant targuée lors de la présentation à la presse d’un effort maintenu en faveur du logement outre-mer en raison du maintien des autorisations d’engagement à 274 millions d’euros sur cette action ! Pire, les crédits de paiement plus spécifiquement destinés à financer la construction stricto sensu de logements sociaux et très sociaux outre-mer diminuent de 34 millions d’euros passant de 109 millions d’euros en 2010 à 75 millions d’euros en 2011.
À ce retrait massif de l’État dans la construction du logement social outre-mer doivent être rajoutées les conséquences de la ponction gouvernementale dans les caisses des organismes de logements sociaux évaluées, selon l’USH lors de son récent congrès, à 8 à 10 millions d’euros pour les seuls outre-mer soit l’équivalent de la construction de 700 logements par an !
Enfin, Victorin Lurel tient à dénoncer une autre mesure inique en matière d’aide au logement prévu dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale et qui consiste à ne plus verser rétroactivement sur 3 mois les aides au logement alors même que leurs bénéficiaires remplissent les conditions pour y avoir droit pendant cette période. En pratique, l’aide au logement (APL ou ALS) ne sera plus versée qu’à la date d’acceptation du dossier et non à la date d’entrée dans les lieux du locataire. Cette mesquinerie rendra d’autant plus difficile la location dans le parc privé pour nombre de foyers modestes et notamment d’étudiants que seul le bénéfice immédiat de l’aide au logement rend solvable aux yeux du bailleur.


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