Luttes sociales

20 emplois d’assistantes d’éducation à préserver !

Un plan d’urgence spécifique – Réunion

Jean Fabrice Nativel / 19 juin 2012

Une priorité pour vous, mesdames et messieurs les député(e)s de La Réunion : faire en sorte que 20 contrats de travail d’assistantes d’éducation du Sud soient renouvelés. Une information qui a été dévoilée lors d’une rencontre avec les représentants de la CGTR Educ’action et le SAIPER qui appellent à un « plan d’urgence spécifique » au sein de l’Education nationale locale.

20 assistantes d’éducation du Sud ont reçu récemment une lettre précisant le non-renouvellement de leur contrat de travail « par le principal du Collège Joseph Hubert », alertent Patrick Corré (CGTR Educ’action) et Stéphane Chéckouri (SAIPER). Une charge trop lourde pour ce dernier, d’après eux.

Faire entendre la voix réunionnaise

Ce point a été soulevé — même s’il n’était pas à l’ordre du jour — hier après-midi lors d’une rencontre avec ces syndicalistes au Rectorat (Moufia/Saint-Denis). C’est dire si tout va bien au sein de l’Education nationale Réunion !

Au lendemain de la vague rose, ces représentants du personnel tiennent à ce que les 7 députés élus dimanche portent des revendications à l’Assemblée nationale à majorité rose. Et ce quelle que soit leur « étiquette politique ».

L’école : une « arme de la justice et de l’égalité républicaine »

Le Président de la République, quelques heures après sa prise de fonction, a dit clairement vouloir faire de l’école, une « arme de la justice et de l’égalité républicaine ». De préciser aussi, « voilà pourquoi j’ai décidé que priorité sera accordée aux écoles des quartiers populaires, ainsi qu’à celles de certaines zones rurales ».

Sauf que ce plan d’urgence mené par Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, se limite au 1er degré (le primaire et la maternelle) selon les représentants des travailleurs.

« 50 postes » à restituer

C’est pourquoi, ils demandent « un plan d’urgence spécifique » à La Réunion. Il est d’une grande simplicité, il passe déjà par la restitution de « 50 postes » au sein des lycées professionnels — une injustice à réparer. Et aussi par la consolidation et l’augmentation du nombre de postes pour le personnel administratif de l’académie.

Boycott d’une réunion de travail

En ce moment, une concertation se joue sur les orientations du Rectorat. Bien qu’invité aux débats la CGTR Educ’action, le SAIPER et FO n’y participent pas. Motif : « lors des suppressions de postes, on ne nous demande pas notre avis. Pourquoi le demander lors d’attributions ? », expliquent-ils.

Voilà qui éclaire sur le rôle d’un syndicat qui ne consiste pas à dire où il convient d’attribuer des postes. A chacun de prendre ses responsabilités.

Pour terminer : sur les créations de postes pour l’ensemble des académies, combien seront pour celle de La Réunion ? Bonne rentrée aux parlementaires.

Jean-Fabrice Nativel

Domin : mobilizasyon dovon Rèktora

• La CGTR Educ’action et le SAIPER donnent rendez-vous au Réunionnais et Réunionnaises à 14h devant le Rectorat afin de faire entendre leurs revendications en matière de perspectives pour l’Education nationale locale.



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