Luttes sociales

8,2 millions de Français sous le seuil de pauvreté, et ce n’est pas fini !

Nicolas Sarkozy : « je veux être le président du pouvoir d’achat »

Témoignages.re / 1er septembre 2011

Voici un extrait d’un communiqué de l’INSEE qui rend compte de l’augmentation du nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en France. Il explique que le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en France augmente aussi bien en nombre qu’en pourcentage. De plus, le niveau de vie des pauvres diminue, car l’intensité de la pauvreté augmente. Ce triste record va sans doute être encore battu par le "président du pouvoir d’achat", car ces données datent de 2009, soit bien, avant le plan d’austérité.

Le taux de pauvreté monétaire est défini comme la proportion de personnes ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé par rapport au niveau de vie médian : il s’agit donc d’une notion relative. C’est le seuil à 60% du niveau de vie médian qui est privilégié en Europe et en France. Il correspond à un niveau de vie inférieur à 954 euros par mois en 2009. À titre de comparaison, le socle du RSA s’élève à 455 euros pour une personne seule. Le taux de pauvreté ainsi calculé atteint 13,5% en 2009. 8,2 millions de personnes vivent en dessous de ce seuil en 2009, dont la moitié vivent avec moins de 773 euros par mois.
Le taux de pauvreté à 60% de la médiane a augmenté de 0,5 point entre 2008 et 2009, pour revenir à un taux voisin de celui de 2007. De plus, par rapport au seuil de pauvreté, les personnes pauvres disposent d’un niveau de vie plus faible qu’en 2008. En effet, l’intensité de la pauvreté, qui mesure l’écart entre le niveau de vie médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté, passe de 18,5% à 19,0%.
En 2009, 10,1% des actifs ayant au moins 18 ans sont pauvres, soit 2,8 millions de personnes. Même si le taux de pauvreté des chômeurs diminue de 1,1 point par rapport à 2008 et celui des personnes occupant un emploi reste relativement stable, la situation s’est dégradée pour l’ensemble des actifs puisque la proportion de pauvres parmi ces derniers était de 9,5% en 2008. La forte augmentation du nombre de personnes au chômage, qui figurent parmi les catégories les plus fortement touchées par la pauvreté, explique cette évolution.
Néanmoins, en 2009, le taux de pauvreté baisse pour les chômeurs, population qui s’est modifiée avec la crise : plus âgés et plus qualifiés que les chômeurs de 2008, le montant de leur allocation chômage est plus élevé. Par ailleurs, les chômeurs ayant connu des périodes d’emploi ont pu bénéficier pour la première fois du complément de revenu induit par le RSA.
Au sein des personnes occupant un emploi, ce sont les non-salariés qui sont touchés par la hausse de la pauvreté : leur taux de pauvreté passe de 15,3% à 16,9% entre 2008 et 2009. D’une manière générale, les crises ont un impact plus fort sur leur niveau de vie que pour les autres catégories du fait d’une plus grande sensibilité de leurs revenus à la conjoncture économique. En euros constants, le niveau de vie médian des non-salariés recule de 0,8% alors que celui des salariés augmente de 1,4%.
Le niveau de vie médian des retraités augmente de 1,3% en euros constants en 2009. Leur taux de pauvreté est stable, à 9,9%.


Indicateurs du déclin d’une grande puissance

1 Français sur 7 est pauvre
1 travailleur français sur 10 est pauvre
1 retraité français sur 10 est pauvre

À La Réunion, les proportions sont beaucoup plus élevées, avec un Réunionnais sur deux en dessous du seuil de pauvreté.


En 2009 en France, 13,5% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (taux de pauvreté). La moitié des personnes pauvres a un niveau de vie inférieur à 773 euros par mois, soit un écart de 19,0% au seuil de pauvreté. Cet écart représente l’intensité de la pauvreté.


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