Luttes sociales

80 travailleurs au chômage

Nouvelle illustration de la crise à La Réunion

Témoignages.re / 22 juillet 2010

Guest (ameublement), C2M (multimédia) et Cap Mascareignes (vente de bateaux) n’ont pas survécu aux difficultés financières que connaît le groupe Caillé. En effet, les juges du tribunal de commerce ont prononcé leur mise en liquidation judiciaire ce mercredi 21 juillet 2010, faute de repreneur. Conséquence, près de 80 salariés se retrouvent désormais sans emploi. Concernant les 45 entreprises du groupe actuellement sous procédure de sauvegarde, la période d’observation se poursuit jusqu’au 29 septembre, date du prochain grand oral de François Caillé, président-directeur général du groupe du même nom. Le PDG devra alors « présenter des données chiffrées sur la survie du groupe », condition sine qua non pour que la procédure de sauvegarde soit prolongée de 6 mois. Pour y parvenir, François Caillé ne cache pas que « des mesures de réductions de charges sont encore à prévoir », notamment des licenciements.

La décision ne faisait guère de doute au regard de la situation économique des trois entreprises mise en liquidation judiciaire (Guest, C2M et Cap Mascareignes). Placées en redressement judiciaire le 30 mars dernier, elles n’ont jamais réussi à remonter la pente. Seul espoir, trouver un repreneur éventuel avant le 11 juillet. « Nous n’avons malheureusement trouvé personne », note François Caillé. Conséquence, les juges du tribunal de commerce ont prononcé la mise en liquidation judiciaire de ces 3 entreprises. Ce sont environ 80 personnes qui se retrouvent au chômage, au grand dam des représentants du personnel présents au tribunal. « Ce sont les salariés qui trinquent alors qu’il y a une mauvaise gestion du groupe par la direction », dénoncent-ils.
Concernant les 45 entreprises du groupe actuellement sous procédure de sauvegarde, la période d’observation se poursuit. « Globalement, nous avons réussi à régler nos problèmes d’approvisionnement, que ce soit dans la branche distribution ou dans la branche automobile », se réjouit François Caillé. Avis qui n’est pas partagé par certains représentants des salariés qui évoquent notamment « des problèmes d’approvisionnement » pour les pièces détachées des voitures. Quoi qu’il en soit, pour le PDG du groupe, « nous avons désormais 2 mois pour travailler normalement et présenter un projet de retour à l’équilibre ».
En effet, le prochain grand rendez-vous pour le dirigeant est prévu le 29 septembre prochain, soit à la fin de la première phase de la procédure de sauvegarde. Ce jour-là , François Caillé devra présenter un bilan chiffré des dettes du groupe qui, selon certaines sources, avoisinent les 330 millions d’euros. Il devra également présenter les mesures mises en place pour rétablir l’équilibre financier. Si les juges estiment ce plan valide, la procédure de sauvegarde se poursuivra pour 6 mois encore.
Pour y parvenir, François Caillé ne cache pas que « des mesures de réductions de charges sont encore à prévoir », notamment des licenciements. Des licenciements qui concerneraient essentiellement la branche automobile, « puisque le plan de réduction du personnel de la branche distribution a déjà été adopté », indique François Caillé, sans avancer de chiffres. « Nous y verrons plus clair d’ici fin septembre », ajoute-t-il.
À noter que concernant les 4 autres entreprises en redressement judiciaire, les offres de reprises seront étudiées.


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