Luttes sociales

Appel à la grève général en Guadeloupe

En pleine campagne présidentielle

Témoignages.re / 28 mars 2012

Un article paru hier dans "l’Humanité" explique les raisons de la nouvelle mobilisation en Guadeloupe.

Le collectif LKP à l’origine du mouvement social qui avait mobilisé la Guadeloupe durant 44 jours début 2009, appelle à une grève générale en Guadeloupe à compter de mardi afin de « protester contre la vie chère et le comportement des patrons ».
Tous les syndicats de branche de la centrale syndicale indépendantiste UGTG, fer de lance du LKP, ont lancé des appels à la grève en les déclinant avec des revendications sectorielles. Plusieurs autres centrales syndicales locales appellent également à cette grève générale. Elle a pour but, selon un communiqué de la centrale syndicale indépendantiste CTU, de «  protester contre la vie chère et le comportement des patrons, qui font tout pour que les salaires n’augmentent pas, ce qui a pour conséquence d’exclure d’une consommation acceptable de nombreux secteurs sociaux de notre pays  ». « Cet inégal accès à la consommation, qui pénalise de nombreux Guadeloupéens, doit cesser », affirme la CTU. Après avoir touché des subventions, certains employeurs refusent d’appliquer les accords sur les salaires signés en 2009, alors qu’ils sont inférieurs de 40% à ceux de la métropole et que les charges et loyers continuent d’augmenter.
Dans un entretien paru dans "l’Humanité", le 3 février dernier, Élie Domota, le porte-parole du LKP, affirmait que « malgré les intimidations, le mépris, les pressions, les provocations, la répression et la campagne de diabolisation organisée avant l’élection présidentielle, les travailleurs et le peuple ne sont pas dupes ». Selon les résultats d’un sondage que reprend le leader du LKP, « 51 % des Guadeloupéens sont prêts à soutenir ce mouvement de contestation sans y participer et 17 % se disent prêts à descendre dans les rues ». « Les organisations et les travailleurs ne se laisseront pas faire », conclut-il.
Depuis la fin du mouvement social de 2009, qui s’était notamment traduit par la signature d’un accord interprofessionnel accordant 200 euros d’augmentation aux bas salaires (dont une partie prise en charge par Etat et collectivités, pour une durée prolongée jusqu’en janvier 2013), le LKP a déjà appelé à plusieurs grèves générales illimitées.


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