Luttes sociales

Apporter une aide aux personnes en difficulté

K’di le Cœur et Service Intérim

Sophie Périabe / 12 mai 2010

Chaque mois, le CRES (Chambre régionale de l’économie sociale) de La Réunion publie sa lettre “Ensemble, pour une Réunion sociale et solidaire”. Dans sa dernière édition, la lettre du CRES met en avant deux types de structure à la disposition des personnes en situation difficile.

L’association K’di le Cœur a été créée en septembre 2009 à Saint-Leu afin de gérer l’épicerie sociale de la commune. Au mois d’avril 2010, cette épicerie compte déjà 26 familles membres accompagnées par une conseillère en économie sociale et familiale, une secrétaire et un employé. La création de cette épicerie répondait à une forte demande, puisqu’en 2008, on enregistrait 1.000 interventions sur la commune de Saint-Leu. La municipalité s’est alors interrogée sur comment combler ce manque, et a donc décidé de créer l’épicerie sociale.
Afin de permettre des financements croisés et variés (CAF, DRASS, Conseil général, CCAS), l’association K’di le Cœur a été créée pour porter et gérer l’épicerie.
Il existe actuellement 3 structures de ce type dans l’île : une dans le Nord, une dans l’Est et une dans l’Ouest. L’épicerie sociale fonctionne comme des petites surfaces alimentaires. Les familles, sous certaines conditions, y font leur course et ne paient que 10% du prix courant. L’économie réalisée leur permet ainsi de payer leur dette ou alors de transférer un budget destiné initialement à l’alimentation vers d’autres charges. Les épiceries sociales sont généralement mises en place par des associations caritatives ou à vocation humanitaire, ou encore les Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS), qui souhaitent permettre à des personnes en grandes difficultés financières de s’alimenter, sans passer par le système des “colis”.
Malheureusement, de plus en plus de familles réunionnaises ont recours à ces épiceries sociales. Des familles sans emploi bien sûr, mais également des familles ayant le revenu minimum et qui n’arrivent plus le 20 du mois à “joindre les deux bouts”. La population réunionnaise est donc plus que jamais sollicitée à donner aux associations qui aident ces personnes en difficulté.

Service Intérim, labellisé QUALIREI

Les entreprises d’insertion œuvrent également en faveur des personnes cumulant des difficultés sociales et professionnelles. Elles se sont ainsi positionnées comme outils de l’action sociale. Elles ont pour fonction la requalification sociale, la requalification professionnelle et la médiation vers l’emploi.
Service Intérim, créée par Eric Matz et François Proust, est une Entreprise de Travail Temporaire d’Insertion (ETTI) depuis 1998. Implantée à Saint-Paul, où le secteur professionnel historique de la structure (le tourisme) est prédominant, elle est aujourd’hui présente dans le Nord (depuis 2000) et dans le Sud (depuis 2006).
Service Intérim propose des postes dans différents secteurs : les grandes et moyennes surfaces, l’hôtellerie-restauration, la distribution logistique et autres (agents de production, d’entretien, standardistes, etc.).
L’entreprise est adhérente au Comité National des Entreprises d’Insertion (CNEI) depuis 6 ans, et ce dernier sensibilise tout adhérent à une démarche de labellisation QUALIREI.
Ce label a pour objectif de reconnaitre, renforcer et garantir la qualité des pratiques sociales des entreprises d’insertion.
C’est une première à La Réunion et dans l’Outre-mer, l’ETTI Service Intérim vient d’être labellisé QUALIREI. Ce label reconnaît la double valeur ajoutée de l’entreprise : économique et humaine.

 SP 
(Avec la lettre mensuelle du CRES – Avril 2010 n°55)


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