Luttes sociales

ARAST : l’AGS verse les premiers chèques pour payer les indemnités

Peu à peu, le droit s’applique

Témoignages.re / 19 janvier 2010

Des lettres-chèques au nom de 425 ex-salariés de l’ARAST (Association régionale d’accompagnement social territorialisé) ont été établies par l’AGS (Association pour la gestion du régime d’assurance des créances des salariés). Les titres de paiement sont distribués aux bénéficiaires depuis hier matin au Département. Les anciens de l’ARAST qui entamaient leur 14ème jour d’occupation du Palais de la Source (siège du Département) attendaient la fin de la réunion de la Commission permanente du Conseil général concernant le versement d’une aide d’urgence de 1.000 euros. Cinq personnes sont toujours en grève de la faim pour obtenir le paiement des indemnités de licenciement.

Parlant de « geste social », l’AGS a accepté de verser l’équivalent d’un mois de préavis aux anciens salariés de l’ARAST n’ayant pas signé de CRP (Convention de reconversion professionnelle) avec le Pôle Emploi. 425 travailleurs sociaux sont donc concernés. « Ce ne sont pas des indemnités que l’AGS paye. En fait, elle respecte son obligation de verser un minimum vital aux salariés », précise Paul Junot, dirigeant CFTC, en grève de la faim depuis le lundi 11 janvier.
L’AGS a choisi de s’acquitter de cette obligation par le biais de lettres-chèques directement payables dans les Trésoreries publiques. « Cela évitera que la somme soit entièrement absorbée par d’éventuels découverts bancaires », explique Mimose, ancienne ex-technicienne d’intervention sociale et familiale, elle aussi en grève de la faim depuis huit jours. « Je suis en forme, je m’étonne moi-même et c’est pareil pour les collègues », commente la travailleuse sociale en parlant de Francis, Patricia et Yolaine qui refusent toujours de s’alimenter. Malades, Sophia, Lucie et Corinne ont mis un terme à leur mouvement. Frédérico en a fait de même dimanche soir à la suite d’un décès dans sa famille.
Les lettres-chèques de l’AGS étaient distribuées alors que le Conseil général se réunissait en Commission permanente, à la villa du Département. Les élus doivent voter l’attribution d’une aide d’urgence de 1.000 euros aux ex-salariés de l’ARAST percevant moins de 2.500 euros par mois et n’ayant pas signé de CRP.


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