Luttes sociales

ARAST : non à la manipulation

Non à l’exploitation de la détresse sociale

Témoignages.re / 9 janvier 2010

Alors que des centaines de Réunionnais sont en pleine détresse, certains n’hésitent pas à les manipuler pour satisfaire leurs ambitions, quitte à aggraver encore la situation des anciens travailleurs de l’ARAST. Pourquoi orienter la colère vers le Conseil général alors que c’est l’AGS qui refuse de payer ? Et pourquoi l’AGS a-t-elle versé des indemnités à 65 salariés dits protégés ?

Comme l’a rappelé hier le Conseil général, dans tous les départements de France l’AGS est chargé du paiement des indemnités des salariés licenciés à la suite de liquidations judiciaires. Car durant la période où ils étaient employés, les salariés ont cotisé à l’AGS. Il est donc juste que la caisse qui reçoit les cotisations prenne à sa charge le paiement des indemnités. Cela n’a été contesté par personne en France.
Mais à La Réunion, l’AGS refuse de payer, alors que les salariés lui ont versé tous les mois, et pendant des années, une cotisation. Et devant ce refus, les salariés sont orientés vers le Conseil général, qui n’est ni l’employeur, ni la caisse qui a bénéficié des cotisations des salariés. Force est de constater une manipulation cousue de fil blanc.
L’AGS se réfugie derrière des questions de principe pour justifier son refus. Or, il s’avère que 65 salariés dits protégés ont été indemnisés par l’AGS. Pourquoi ces 65 ont eu ce que l’AGS refuse aux autres ? Tout le monde constate que ce n’est donc pas une question de principe, mais un choix.
Quand on voit le déchainement de certains médias dans le traitement de cette affaire, il est légitime de s’interroger. Manifestement, c’est une exploitation de la détresse sociale pour faire croire que tout est de la faute du Conseil général.
Or tout le monde sait qu’une personne qui veut sincèrement aider les anciens salariés de l’ARAST va se battre pour que l’AGS paie les indemnités qui sont dues aux salariés qui lui ont versé leur argent.


Un membre du comité de soutien de Didier Robert correspondant TV

Un premier élément permet de lever le voile sur la manipulation dont fait l’objet le traitement du mouvement des anciens salariés de l’ARAST. Est-il normal que la correspondante d’une télévision qui suit cette affaire soit membre du Comité de soutien de Didier Robert ?
Et chacun voit que certains sont en train de tout faire pour détourner la colère des anciens salariés et l’attention de l’opinion en direction du Conseil général, alors que les responsables de ce drame sont épargnés. Car le Conseil général n’a absolument rien à voir avec le paiement des indemnités de licenciement qui sont dues par l’AGS.


L’IGAS va-t-elle enquêter sur l’ARAST ?

Le groupe Alliance du Conseil général a décidé d’interpeller la ministre de la Santé. Dans un courrier adressé à Roselyne Bachelot, le groupe Alliance demande à la ministre de diligenter une inspection de l’IGAS afin d’enquêter sur les raisons qui ont amené à la faillite de l’ARAST, et d’autres structures qui l’ont précédé.
Le groupe Alliance demande également la création d’une commission d’enquête rassemblant des conseillers généraux de tous les groupes politiques afin que la lumière soit faite sur les faillites qui ont ébranlé le milieu associatif dans le domaine de l’action sociale au cours de ces dernières années.


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