Luttes sociales

Campagne sucrière : un retard de 75.000 tonnes dans le Sud

La CGPER alerte

Sophie Périabe / 1er octobre 2010

Hier matin, des planteurs mécontents ont bloqué l’accès à la plate forme du Gol aux camions et tracteurs durant une heure. Par cette action symbolique, ils souhaitent attirer l’attention des usiniers sur le retard accumulé depuis le début de la campagne à cause des grèves et autres pannes techniques. Certains planteurs affichent un retard de plus de 200 tonnes.

Alors que la richesse des cannes est aujourd’hui au plus haut, 14,28% contre 12,10% en début de campagne, les planteurs dénoncent les pannes à répétition à l’usine du Gol pénalisant la réception des chargements. « Depuis le début du mois de septembre, les planteurs n’ont pu livrer leurs cannes 8 jours cumulés entre les grèves (du 7 et du 23) et les pannes d’usine », soutient Bernard Maratchia, représentant de la CGPER. Selon ce dernier, la situation est dramatique.
Les planteurs cumulent donc les chargements de canne non livrés, « certains ont plus de 200 tonnes de cannes sur les bras ». Le manque à gagner est donc important pendant cette période propice à la coupe. Selon les planteurs, c’est aujourd’hui qu’il faut mettre les bouchés doubles et non en fin de campagne sucrière, où la chaleur est intense et les pluies abondantes.
Les planteurs ont demandé la tenue d’une Commission mixte d’usine (CMU) pour résoudre ce problème. Ils attendent toujours.
Déterminés, ils réclament que les usiniers acceptent de réceptionner les cannes le samedi, dans un premier temps, pour résorber le retard, et de broyer les cannes le dimanche. « Les ouvriers de l’usine sont prêts à travailler le dimanche pendant une période s’ils sont payés », assure Bernard Maratchia.
« L’année dernière, quand l’usine de Bois Rouge était en panne, l’usine du Gol a augmenté sa capacité de broyage jusqu’à 52.000/semaine », rappelle le planteur.
À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.
Si les usiniers ne règlent pas ces problèmes de panne récurrents, les planteurs menacent de durcir le mouvement.

 Sophie Périabe 


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