Luttes sociales

CCAS : un micro-crédit pour les exclus du système bancaire

Saint-André

Témoignages.re / 15 février 2011

Le CCAS de Saint-André et l’institut de micro-finance Créa-Sol ont signé une convention hier pour que les personnes aux revenus modestes, exclues du système bancaire, puissent prétendre à une aide financière via le micro-crédit.

Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Saint-André et l’institut de micro-finance Créa-Sol (Caisse d’Épargne) ont signé hier une convention pour permettre l’accès au crédit pour les personnes qui sont exclues du système bancaire. Chaque année, le CCAS traite près de 5.000 demandes d’aide facultatives, c’est-à-dire liées au secours d’urgence, à l’aide alimentaire, à l’accompagnement lors des décès.
Par ailleurs, le CCAS accompagne les personnes dans leurs démarches administratives de demande d’aide financière, de remboursement, de logements sociaux. « Un travail de tous les jours à gérer avec de plus en plus de rigueur face à la crise économique qui touche autant les foyers que les collectivités elles-mêmes. Personne n’est épargné », note Joé Bédier, vice-président du CCAS.
Le public du CCAS se compose ainsi des personnes vivant avec des minima sociaux, mais aussi avec des revenus modestes. Des personnes qui ont un emploi, mais font face à des difficultés financières sans pouvoir bénéficier d’aides légales.
Désormais, grâce à cette convention entre le CCAS et Créa-Sol, ces personnes pourront prétendre à un micro-crédit. Il reviendra au CCAS de détecter et sélectionner les candidats pour leur proposer un prêt en fonction de leurs besoins. Le CCAS évalue la situation financière du candidat, sa capacité de remboursement. Le dossier est ensuite transmis à Créa-Sol qui décide d’attribuer le prêt. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la loi de cohésion sociale.

Qui peut prétendre au micro-crédit ? Les travailleurs aux revenus modestes et instables, les demandeurs d’emploi, les érémistes, les autres minima sociaux, les retraités, les personnes n’ayant pas accès au crédit comme les intérimaires.
Les projets d’emploi, de mobilité, de logement, de formation, les frais d’obsèques, les soins médicaux, les équipements de première nécessité sont quelques exemples de prise en charge par Créa-Sol.
Montant maximum du prêt : 3.000 euros, au taux de 1,75%, pour une durée de remboursement de 36 mois maximum. Une vingtaine de dossiers pourraient ainsi être traités chaque année dans la limite de 60.000 euros.

EP


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